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Les n°' 17 et 18 étaient saxons

5. La cavalerie hessoise pouvait, par son armonjoi.t et son équipement, être rattachée ù la subdivision d'arme des dragons.

En tout, 68 régiments, groupés pendant le temps de paix (sauf les 4 régiments de reîtres saxons') en H brigades, correspondant chacune à une division d'infanterie, et destinées, en temps de guerre, à fournir : 1° la cavalerie divisionnaire (1 régiment par division) ; 2° les divisions de cavalerie indépendante attachées en nombre variable à chaque armée.

Chaque régiment comprenait 4 escadrons de guerre et 1 de dépôt. A la mobilisation, celui-ci devenait le noyau de nouveaux escadrons composés d'hommes de la réserve et même de la landwehr, et Ton formait ainsi des régiments de réserve qui étaient, à leur tour, groupés en brigades et en divisions.

L'effectif de guerre de chaque escadron se montait à :

5 officiers.

150 cavaliers.

8 non combattants (ouvriers, maréchaux, etc.). 170 chevaux.

Celui d'un régiment à :

23 officiers.

602 cavaliers.

52 non combattants.

706 chevaux.

On voit, par suite, que les 76 régiments pouvaient mettre en campagne, dans les escadrons de guerre :

1648 officiers et 47,400 hommes.

Au total, 45,752 sabres et 53,656 chevaux.

Quant aux dépôts, ils comprenaient, avant tout dédoublement : 380 officiers et 11,400 cavaliers,

soit 11,700 sabres et 12,920 chevaux.

A ce chiffre élevé de près de 67,000 chevaux, nous pouvions à peine, comme on l'a vu, en opposer 43,500, dont 35,000 seulement dans les escadrons actifs ! Comment notre cavalerie, même si elle eût conservé les traditions de la Grande Armée, auraitelle pu, avec une i)areille faiblesse numérique, s'opposer au flot débordant des escadrons allemands? Comment aurait-elle réussi à se lancera la découverte, même si elle n'avait pas oublié comment il fallait s'y prendre pour cela?

La cavalerie jji'ussienne était donc beaucoup plus nombreuse que la nôtre. Elle était en outre plus instruite, plus habituée au service des reconnaissances, et ses

1. Ces régiments constituaient vine division à 2 brigades attachée au corps d'armée saxon (XII«).

LES COMBATTAX'I'S DK isT(i-7

La l'"orlcrc3.sc do Spaïukiu.

Combattants

chefs, eu général jeunes et vigoureux, lui donnaient une impulsion hardie. Les uhlans, en particulier, étaient passés maîtres dans l'art de patrouiller à grandes dislances en avant des colonnes; ce sont eux qui, comme les Cosaques en 1814, ont laissé dans nos populations rançonnées le souvenir le plus vivaee, et qui, dans certaines campagnes, personnifient encore aujourd'hui l'invasion. Mais, au point de vue du champ de bataille, leur action es( restée à peu près nulle, et les lourdes lattes des cuirassiers blancs ont été, dans les mêlées de cavalerie, bien plus redoutcibles que leurs lances. D'ailleurs, si pour la protection des colonnes, et le service desrenseignemenls, la cavalerie française s'est montrée, il faut bien le dire, inférieure à sa mission, même en tenant compte de sa faiblesse, si elle n'a jamais rempli le rôle que lui assigne le maréchal Gouvion-Saint-Cyr, d'être à la fois les yeux cl les jambes de l'armée, elle a du moins prouvé, chaque fois qu'il a fallu aborder les escadrons de l'ennemi, qu'elle savait charger vigoureusement. En cela, son instruction, maintenue pendant la paix dans les limites étroites du terrain d'exercice, ne le cédait nullement à celle des Prussiens, comme on pourra s'en convaincre en étudiant principalement la bataille de Rezonville. Malheureusement, ce n'était là que la moindre partie de sa tâche ; pour l'autre, qui est aussi la plus importante, la cavalerie allemande avait été autrement mieux dressée.

Eh bien ! celle-ci n'a cependant pas toujours fait preuve de l'audace que lui permettaient son nombre et sa forte organisation. Dans la poursuite, elle s'est montrée faible, pour ne pas dire nulle. Car laisser échapper après Wissembourg, après f'rœschwiller, les troupes désorganisées du 1" corps français sans se mettre à leurs trousses, sans même savoir quelle direction elles prenaient, est le fait d'une prudence excessive, ou d'une timidité inexcusable. Plus tard, l'extrême mollesse des 4° et 5° divisions de cavalerie (généraux de Bredow et prince Albrecht de Prusse), qui, au début de la campagne de la Loire, furent impuissantes à bousculer un faible rideau de francs-tireurs, montre que l'ardeur des débuts n'avait pas résisté bien longtemps aux fatigues de la guerre, ou que iicut-èlre on n'était vraiment aventureux ((ue quand on n'avait personne devant soi.

1\'. AuTU.LKiUK. — (Jluufue corps d'année fnléral cDinpreiuiit, mius l'avons dit, une brigade d'artillerie composée d'un régiment de campagne et d'un régiment de forteresse, sauf cependant les IX', X', XP et XIP corps, où cette deuxième unité n'étaitpas encore, en 1870, complètement consliluée. La division hessoise couq)tait en outre 6 batleries.

Le régiment de campagne conipiuiail, sur le jiicd de gurri'c ;

t] divisions ' à pied, de 4 batteries (6 pièces chacune). 1 division à cheval, de 3 batteries (6 — — ). 1 division (\c munitions.

1. Lo mul (licision osl la traduction liltcralc du mol abt/iri/uixj, par lequel les Allemands désignent la réunion de 3 a fi liatteries sous le commandement d'un major (ehef d'escadron). Nous avons adopte en France le mot r/roupe pour désigner la même unité.

LES AR.MEES AIJ.E.MANDKS EN I.S7() 75

A la mobilisation, il formait iint' division de dépôt, de 2 batteries à pied et 1 batterie à cheval.

Le régiment de forteresse était composé de :

2 divisions à 4 compagnies chacune qui se dédoublaient à la mobilisation, par l'incorporation de la réserve et de la landwelir.

Au total :

\'i régiments d'artillrrie de campagne', qui mettaient en i)icmière ligne à la mobilisation 1,170 bouches à feu, et 13 divisions de munitions réparties chacune en 9 colonnes (4 de munitions d'infanlerie et 5 de munitions d'artillerie).

22 divisions d'artillerie de forteresse' comprenant 88 compagnies qui, à la mobilisation, en formaient 176, avec un effectif moyen de 8<j,000 hommes.

Les 13 régiments de campagne pouvaient en outre mobiliser en deuxième ligne 234 pièces, réparties en 39 batteries.

La supériorité numérique de l'artillerie allemande sur l'artillerie française se montait, en résumé, à plus d'un tiers ; quant au matériel, il n'y avait entre les deux armées nulle comparaison à établir.

Les pièces allemandes, en acier et à eiuugement par la culasse (système Krupp), étaient de deux modèles :

Le canon de 4, du calibre de 7', 85, — défi, — deOM.ô;

ce dernier en proportion moins élevée que l'autre, puisqu'il n'armait que (> batteries par régiment, dites batteries lourdes, par opposition aux batteries de 4, qu'on appelait batteries légères.

Ces pièces devaient tirer quatre sortes de projectiles : les obus ordinaires, les obus incendiaires, les obus à balles (schrapnells) et les boîtes à mitraille ; mais, dans la pratique, elles n'utilisaient que le premier, pourvu d'une fusée percutante '\ et le dernier pour la lutte rapprochée. Leur portée eflicace dépassait

3,000 mètres.

L'approvisionnement des munitions était assuré par les caissons d'abord, par les colonnes de munitions, et entin par les colonnes de munitions de réserve, correspondant à notre grand parc, s'il avait existé. C'était pour les deux premiers échelons,

un total de :

257 coups par pièce de 4,

238 — — de (■),

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