Colonne de droite : 41" brigade, environ 2,720 hommes
Colonne du centre: 42<= brigade, artillerie de corps, 41° brigade, au total!),9U0 hommes environ. Colonne de gauclie : 43» brigade, plus une petite fraction qui s'était trouvée arrêtée par le V° corps, au pont de Donchery, 8,(JfiO hommes environ.
tenant la droite du V°. Enlin, la division wurtembergeoise, qui avait jeté, à cinq heures et demie, un pont à Dom-le-Mesnil, passait la rivière à six heures et allait s'établir à Vivier-au-Court, face à Mézières, avec la 2° division de cavalerie. La marche de ces troupes ne fut inquiétée par aucun pai1i français, et elles ne rencontrèrent même pas une patrouille. D'autre part, la cavalerie qui s'était portée sur la route de Mézières, avait fait connaître au Prince royal que nous ne tenions pas celle-ci. (l'était donc, ou que nous restions à Sedan, ou que nous voulions marcher vers l'est, et dans les deux cas il s'agissait pour les Allemands de la IIP armée, non plus seulement de chercher à nous intercepter une roule dont nous paraissions ne pas nous soucier, mais de se joindre au ])lus tôt à l'armée de la Meuse, afin de nous cerner. Le Prince royal n'hésita [)as ; à sept heures et demie, au moment où les tètes de colonnes des V et XP corps atteignaient la route de Mézières, il leur envoya l'ordre de se rabattre vers l'est, en contournant la boucle de la Meuse, pour prendre l'armée française à dos. Tel fut le principe du mouvement enveloppant que la fausse manœuvre du général de Wimpfren devait faire si complètement réussir.
Entrée en ligne du JP corps bavarois. — Pendant que ces mouvements s'exécutaient, le IL corps bavarois était entré en action sur les hauteurs du sud. Tout d'abord son artillerie de réserve, postée sur le mamelon à l'est de Frénois, se mit à canonner à grande distance tout ce qu'elle voyait de nos troupes, et à tirer contre les remparts, où quelques pièces avaient ouvert le feu. Deux batteries gagnèrent même la longue croupe qui descend de Frénois vers Yilelte, et, se plaçant au nord du parc de Bellevue, envoyèrent, malgré la distance, des obus dans le dos des troupes françaises, déployées entre Floing et Illy.
En même temps, obéissant aux ordres du Prince royal, la 4" division occupait Wadelincourt (7" brigade) et Frénois (8°); les deux villages étaient mis en état de défense, et des tirailleurs se répandaient aux alentours, entretenant avec les nôtres, isolés ou égarés, une fusillade sans importance. Des - patrouilles s'avancèrent môme par la grande route jusqu'au faubourg de Torcy, et envoyèrent des coups de feu aux servants des pièces du rempart. Quant à la 3° division, elle avait atteint Bazeilles vers onze heures. La 5° brigade, contournant le village à l'ouest, marcha sur Balan, sous un feu violent ipii lui inlligea de lourdes perles, traversa le village, déjà évacué par le j-i" cor|)s, mais vint se heurter à une vive résistance devant les murs du chàleau, (pii l'ont saillie au nord-est. Elle (lui, i)our enlever ce point d'appui, se déployer tout eutiènï el le prendre à levers. Alors nos soldats se replièrent sur la hauteur -2\h\ d'où les Bavarois, malgré les renforts apportés par l'arrivée de leur 6° brigade et de toute la 8° division prussienne (du IV cori)s), furent inqiuissanls à les déloger.
Essayant de moyens habituellement décisifs, les Allemands firent avancer les (piatre batteries de celte dernière division jusqu'aux pentes (jui dominent