‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 35 sur 262 · l'I. .I.\cQMiN, /oc. cit., jiage.-^ I U! et suivantes · texte numérisé non relu

l'I. .I.\cQMiN, /oc. cit., jiage.-^ I U! et suivantes

2. 'l'oulerois, dès les jn-rMiiicrs iiiruli'iils, cortaiiios uicsiiros do jii-ùcaulioii aviiiriii de jirisos en Allemagne, quoi (jn'cii dise la rclaiioii oflicielli! prussioniic (page 47), el, le rai Guillauiue les avait Ininiènie aiiiioncées à M. Beiiedetli. (''(^sl ainsi i|ue, dés le (S, les liunîmos de la landwelir en i-esideni'e a r«tranger t'ni-ent ivi[iin'lfs, i|ne certains mouv i'nt> de lidupes s'elïeetuèrent, qu'enlin le 1'" régi-

districts de landwehr, sauf en ^^'l^■tembe^■g•, où ceux-ci ue le reçurent que le IH. Aussitôt commencèrent les opérations prescrites par le plan de mobilisation et qui consistaient :

l" Dans Fapijel des li<iiiinics des dilTéreides réserves et lii iv([iiisiti()ii des cIicmiux de complément ;

2" La mise en route des lionnues et des chevaux vers les luiilés respectives auxquelles ils étaient destinés, cl ipii se mobilisaient siu- place ;

;J" La formation des troupes de cainpiii^iic, pui> pdsti'ricuiTinciit di's ti-iiupes de remplacement, et enfin des lroui)es de laiidwelii'.

Kii même temj)S, les corps de Irnupe pivparaieul l'iiicorporatinii de leurs reserves, et celles-ci recevaient Tordre, transmis par les auhu'ilés civiles, de se présenter au chef-lieu de leur district les 1!), r2() et :21.

Le l'.l juillet, « le jour anniversaire de la ninrl de celle Heine à jamais reLirettée ipii avait pris une si grande part de toutes les doideiii's dmil la i''iaiice alncuxa jadis la Prusse' )), les premiers réservistes se présentaient deja a leurs curjjs el les commissions de réquisition entraient en lnnelidus. Le "21, plusieurs régiments étaient prêts à marcher : le -24, ils l'elaieul presipie tous. Les derniers se trouvèrent au C(imi)let le 211 juillet, a une date (lu eu France les réservistes u'axaieiil pdini encore (piitté leurs foyers, et un seul corps, le W d'infantei-ie, diud le l'êle sur la frontière êlait spécial, ne fut complètement mobilisé ([iie le 2 anùi -.

« Les règles de la mobilisation allemande dureiU eependani subir inie exception [>oui- les contingents des provinces rliiMianes. Le voisinage de la france avait lail nailiv uiu- crainte d'une incursion snbile qui avait li-onbli' l'apiiel des réservistes des pays couqjris entre Rhin et Moselle. Kn conséquence, le personnel des couunaudemenis de districts, leur matéritd, les réservi.sles et les dépôts de la 1(;° division d'infanterie furent rejjliés sur le Lhin, |)oui' ellecluei' leni' mubilisation.

« Une autre exception fut admise pour les honuues de réserve (pii devaieni se rassembler à Sarrelouis. On décida de les incorporer dans les (îSt' et 70 irgiuienls d'inrantei'ie ipii s"\ trouvaieni slalioiniés, alin d'aviiii' le plus loi possible, sur la trouliêre, di'n\ coi'ps de li-onpes sni- le pied de guei'iv.

(( Ces p;wlicnlai'iles n'einpêcherenl pas le \dll' coi'ps d'armée (Trèvesl d'avoir terminé sa mobilisation le 2<) Juillet '. x

L'opération, très sinqjle pour l'inlaiderie et la cavalerie, êlait beauiMuqi plus couqdiipu'e |)onr l'arlillerie, le ,i;-énie et le Irain qui, ainsi (pi'il a ele dil au pivcé- • h-nt chapitre, devaient former non seulement des Ironpes de renqjlacement, mais encore des unités nouvelles, disponibles en même lenqis (|ne les autres. éléments d<' l'armée. Klle s'elT.'etua cependant sans encombre, grâce à la précaution prise de designer d'avance, dans Ic' lemps de paix, les cadres de ces-nouvidles unités, lesquels

nu.nl d-i,>fa„Ier.o, stationné a Trcves, re.-ul le 13 jmllot l'or.l.c- de so ..MÙr |.rél innuodialeineiil à

1. La Guerre franco-allemande, par le grand etat-major iirussien. Paris, Dniuaino, 1S74. page 49. ■î. (Jcuéral Derrécagaix, La Guerre modem':, tome I", page 385. 3. //;/(/.

102 I.A MOBILISATIUX

pouvaient ainsi, dès le déljut de la mobilisation, présider à leur constitution. Les colonnes de munitions, de parcs, d'équipages de pont, d'outils, les détachements sanitaires, les dépôts de remonte, les colonnes de vivres, les ambulances, ainsi que les divisions (abtheilung) de chemins de fer et de télégraphes se trouvèrent donc organisés en même temps que les divisions, le corps d'armée et les armées auxquels elles étaient affectées, et s'embarquèrent en même temps. Résultat remarquable, dû en grande partie au principe fécond de la division du travail, et à une décentralisation raisonnée, qui, en procédant par unité et sur place, assurait la réussite de l'ensemble, parce que chacun, dans une sphère d'action relativement bornée, n'avait qu'à appliquer des instructions et des méthodes dont il s'était au préalable entièrement pénétré.

« L'organisation militaire de l'Allemagne du Nord lui permit de mettre les régiments d'infanterie sur le pied de guerre en sept jours environ, ses troupes de cavalerie en dix jours, celles d'artillerie en onze jours '. » Combien, malheureusement, nous étions loin, en France, d'une semblable rapidité 1

El comme les États du Sud avaient depuis trois ans déjà, à très peu près, adopté le svstème militaire de la Prusse, leurs contingents se trouvèrent prêts en même temps que ceux de l'armée fédérale, la constitution de leurs troupes de remplacement et de garnison s'effectua par des procédés analogues et aussi rapides, en sorte quc^ les forces allemandes ne formèrent plus qu'une masse compacte, dirigée par une viijnulé unique, animée d'un même esprit et poursuivant le mèmi" but. L'unité de l'Allemagne, encore politiquement imparfaite, venail, sur le lerrain militaire, de s'ojiérer complètement et intimement.

Oi\ cette masse se montait au chiffre énorme de 1,183,88!) soldats, "2r)().o7o chevaux et -2,04(5 pièces de campagne, se décomposant comme suit :

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