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La Guerre franco-allemande, page

2. Voir la pièce n° 2, Ordre de bataille des armées allemandes.

3. Né on 1796, sorti en 1813 du nnrps des cadets, avait fait les campagnes de 181."{ et 181.5. Décoré do la Croix de fer en 1814 et de l'ordre pour le mérite en 1848 (campagne du Scliloswi.u). (.'olonel en 18.51 et commandant du corps des cadets; général-major en 1854, et commandanl de Magdelioui'g, puis, en 18.57, ronimandant de la i" brigade d'infanterie de la Garde. Général-lieutenant en 1858, et commandant du IP corps d'armée, puis du V'', comme général de rinfantcric. C'est h la léte du V" corps qu'il se distingua dans la (-ampagne de Bohème, au |miIiii de rcrcvnli du I..iii(ll:i,i; |irussi(>n une dotation. Élu en 1887 député an Reiclistag de la Coufédéialiou ilu Nonl.

4. Dans le pi'inri|i(., Irs IX'' cl X1I° corps élaicut destiur's n loiiiicr la réserve; iu:iis ils lurent, au Itoul de très peu de Icnips, réunis :i la 11'' armée.

5. Fils du prince Charles de l'eusse, frère du mi; ue eu 1S-,.'S, lii eu ISIS la campagne du Schleswig dans l'état-major du g('U('i-al Wrangel, et eu isr.l, ri'lje de Bade l'u .pialile de uiajer de cavalerie ; était général-lieutenant en 1850 et généi'al de la cavalerie vu IHlU). Il cnuiiuaiula eu elu'f l'expédition de 1864, eu Danemark, après la retraite du général Wrangel, et la I" aruu'c priissieuiie dans la campagne de BolicnU", en 18()l), où il gagna les vicloiri's de Miiuchcu/.gi'al/. et de (iiti-liiu. cl coutriliua puissamment au gain de la hataille de Sadow.i. Il clail l'aiiieur de l.i l'aïueiisi' lirni-hure

i- L'Art de combattre les Français », ipii fut, dit-nu, puliliee sans snu enriseulemenl, el prnduisil une sensation considéralile. Après la eapilnlation de Melz, il fui uounne IcId-nKirei-luil. Il est uiorl en 1885.

(■). Né en 1831, général-lieutenant en 1800; fit la campagne de 1801, dans l'étal-nnijoi- du gênerai Wrangel, et fut en 1800 nommé général de l'infanterie, t^'est en cette finalité qu'il cou\m;inda la II" armée prussienne dans la campagne de Bt)i]ème, où il assni';i, en déliouchant à temps sur le (diauip de bataille, la victoire de Sadowa. On sait dans quelles circonstances dramatiq\n's ce prince, <|ul passait pour un esprit délicat et généreux, est nK)iM eu 1888, après seulement trois mois de règne.

Sur])ri.se d'une liocon naissance allemande aux environ.s de .\i(Mlcrljronn.

106 LA MOBILISATIOX

devant Laudau et Germersheim, et comptait emiroii 18"2,000 hommes (\'', XP" corps, I" et 11° corps bavarois, divisions badoise et wurtembergeoise, 4" division de cavalerie).

Restait en troupes mobilisées 3 corps d'armée, les I", IP et VP, et 2 divisions de cavalerie '. En outre, la 17° division d'infanterie * et 4 divisions de landwehr (dont celle de la Garde) étaient affectées à la défense des côtes, confiée au général Vogel de Falkenstein.

En môme temps, par un rescrit du 22 juillet, le territoire de l'Allemagne du Nord était divisé, pour la durée de la guerre, en 5 grands commandements, dénommés gouvernements généraux, savoir :

1° Districts des I" (Kœnigsberg), IP (Stettin), IX' ( Altonaj et X' corps d'armée (Hanovre) avec la défense des côtes : gouverneur général, Vogel de Falkenstein, général de l'infanterie ; quartier général à Hanovre.

2° Districts des VIP (Munster), VHP (Trêves) et XP corps d'armée (Coblentz) : gouverneur général, Herwarth de Bitlenfeld" ; quartier général à Coblentz.

3° Districts des IIP (Berlin) et IV corps (Magdebourg) : gouverneur général, de Bonin, général de l'infanterie; quartier gériéral à Berlin.

4° Districts des V (Posen) et VP corps (Breslau) : gouverneur général, de Lnwenfeld, général-lieutenant ; quartier général à Posen.

5° District du XIP corps (Dresde) : de Fabrice, généraJ-lieutenanI (ministre de la guerre du royaume de Saxe).

Le gouvernement général du Wurtemberg était également, le 13 août, confié au général de Serekow, ministre de la guerre.

De tous ces gouvernements *, le plus important, sans contredit, était le premier. L'Allemagne redoutait une action énergique de notre escadre dans la Baltique, et ne considérait pas comme improbable un débarquement sur ses côtes. Aussi avaitelle laissé, pour s'y opposer, des forces assez considérables (environ 12(1, ()()() hommes), qui ne furent versées dans les armées de campagne que lorsque tout danger d'une pareille éventualité fut écarté. Le choix du général de Falkenstein, l'ancien commandant de l'armée du Mein en 18()(j, et la nomination latérale du grand-duc de Mecklembourg-Schwerin au jioste decommanrlant en chef des forces mobilisées du premier gouvernement, montrent assez clairement quelles inquiétudes on éprouvait à Berlin à cet égard.

(Juant aux antres i^oiivci'iiciiiciils, ils ne p(iii\airul ac(|n('i'ii' (riiiq)orlance ([lie si

1. L'élat-iiijijoi- |ii-ussiiMi (|i;igc SO) cxpliiiiic c|uc le Uiiiispoi-t do its urjilc's ne pouvaiil jivdii' lien au (iéljut, 011 ne les avait affectées à aucune année. Fort peu de ti'iii].s après la coni'eiilialion, le I" l'orps renforça la I™ armée, le 11° la 11° armée, le VI" la III" armée.

2. La 17° division (du IX'' corps) fut laissée pour garder le Sciileswig-Holstein, dont on se méfiait non sans (luelijue raison. Elle fut remplacée au 1X« corps ])ar la division liossoise.

3. Le général Herwarth coniniandait en 1860 l'armée dite rie l'Elbe ipii formait faile dr<iiie des forces prussiennes et avait mis hors de cause les Saxons.

4. D'après le grand état-major prussien, les nouveaux cnmmandanls avaieiil pour alliilmlion la direction et la surveillance des fonctionnaires intérimaires, la formation éventuelle de nouveaux corps de troupes, et enfin les soins à prendre pour assurei' la sécurité des districts placés sous leurs ordi'es.

LA MOBILISATION I(i7

les Allemands, battus dans les premières rencontres, se trouvaient forcés de détendre la lig-ne du Rhin, ou bien si l'Autriche s'alliait à la France, hypothèse assez invraisemblable d'ailleurs. Le troisièmes n'vn présentait aucune, et ne servait qu'à constituer, pour le général de Bonin, le médiocre commandant du I" corps d'armée pendant la campagne de 18(36, une situation honorifique dont ses longs services, à défaut de talents militaires, le rendaient digne assurément.

La mobilisation des troupes allemandes était à peine achevée que les transports stratégiques commençaient à leur tour. Dès le :24, les premiers trains })nrtirenf : onze jours après, le 4 août, l'opération était terminée, dette rapidité tenait é\ idcniment à la préparation si complète qu'en avait faite le graïul état-major, et à la précision mathématique avec laquelle avaient été étal)lis les tableaux de marche et de transport : k une étude minutieuse de toutes l(\s lignes concourant vers le théâtre de la guerre n'en laissait aucune sans emploi, ne fût-ce que momentanéiueiil, et permettait d'obtenir de chacune d'elles le maximun de rendement'.» P^n outre, l'apiicl sous les drapeaux de tous les hommes employés dans le service des chemins de fer était remisa une date ultérieure, afin de parer à l'éventualité d'une insufOsance dans le personnel d'exploitation-.

Nous ne saurions, dans un ouvrage comme celui-ci, rendre compte dans tous ses détails de celte opération gigantesque qui jeta sur la base d'opérations trois armées, montant ensenilde à plus de 500, OOÔ hounnes, près de 1,300 pièces de canon et un immense matériel. Un pareil exposé est trop aride [lour trouver place ailleurs que dans un ouvrage absolument technique: ikius nous bornerons donc à en indiquer les grandes lignes, qui sid'lisent à en faire conqucndre le mécanisme et les résultats.

Tout d'abord, l'état-inajdr allemand se préoccu|ia de garantir sa frontière de, l'Ouest contre une irruption soudaine des forces franejaises. Il n'admettait i)as, en effet, que nous eussions renoncé aux avantages d'une mobilisation régulière et à l'iirganisatinn prc'alable de notre armée, sans avoir l'idée préconrue de nous jeter tels (piels, sur son territoire, alin d'y bouleverser sa mobilisidion, et de prolilcr d'une supériorité numérique momentanée, [)onr nous opjxiser à la eoncentralion allemande sur la rive gauche du libin'. 11 était d'ailleurs parfaitement au coinçant de tous nos mouvements, et du groupement de nos troupes. Un officier d'ètat-major prussien, le major Krause, avait, au moyen de renseigneiueuts de provenance diverse, établi de notre «ordre de bataille)) un tableau si exact, ([u'on put, dès le "24 juillet, le porter à la connaissance de l'armée, et qu'il n'exigea, plus tard, que quelques reclilicalions de détail '•. M. de Moltke savait donc pei'liiirnniicn! (pie toutes nos troupes étaient en inarclic sur la frontière, sans avoir reyii leui's réserves ni opéré leur mobilisalioii. Or, pour des esprits aussi niéliiodi(pies (luc les Allemands, tant le mépris

de mépris des règles do la guerre moderne ne pouvait cacher (|u'un i)ièg,-, (pi'il

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