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s'imposer. De son côté l'Empereur, qui ne savait toujours rien des mouvements de l'adversaire et cherchait à se renseigner par tous les moyens possibles, pensait qu'une démonstration un peu énergique obligerait peut-être celui-ci à déployer ses forces et à dévoiler ses projets. Il se décida donc à tenter ce qu'on appelle une reconnaissance offensive, et chargea le maréchal Bazaine de l'exécuter.
Combat de Sarrebi'uck. — Le 31 juillet, dans un conseil de guerre tenu à Morsbach, sous la présidence du maréchal, les détails de l'opération furent arrêtés entre lui, le général Frossard et le général de Failly. On y décida que le 2° corps marcherait sur Sarrebruck, soutenu par une division du â° corps qui se dirigerait sur Wehrden, tandis qu'une division du 5° se porterait en avant de Sarreguemines pour opérer nui' dixersion. L'exécution de cette reconnaissance était fixée au 2 août.
Dans la journée du 1" août, la division \'ergé fut rapprochée de Forbach et vint camper à l'ouest de la ville. La 8° division du 3° corps fut portée à Rosbriîck, et le général Frossard fut avisé que s'il ne recevait pas avant le 2 son équipage de ponts, il disposerait de celui du 3° corps, qu'attellerait la réserve d'artillerie ou, à son défaut, « les autres attelages qu'on aurait sous la main » !
C'est ainsi préparé à opérer le passage de la Sarre, que le 2 août, à \) heures 3/4 du matin, le général Frossard commença son mouvement. La division Bataille marchait en première ligne, soutenue en arrière par 2 brigades, l'une de la division Laveaucoupet, à droite (la brigade Micheler), l'autre de la division Vergé, à gauche (la brigade Valazé); les deux autres brigades de ces divisions restaient en réserve, dans leurs camps. Sur chaque aile de la première ligne était établie une batterie de 12 de la réserve du 2" corps.
La garnison de Sarrebruck se composait d'un bataillon du régiment d'infanterie n° 40 (fusiliers de Hohenzollern) et de 3 escadrons du régiment de uhlans n" 7 (du Rhin): elle était placée sous les ordres du lieutenant-colonel de Pestel, commandant ce dernier régiment, et avait comme soutien en arrière les deux autres bataillons du 40°, 1 escadron du 9" hussards et 1 batterie légère. Toutes les troupes postées sur la Sarre étaient commandées par le général-major de Gneisenau, de la 31° brigade, lequel avait ordre de se replier sur Lebach, s'il se trouvait eu présence de forces trop supérieures. Le succès de notre attaque ne |)ouvait donc èlrc doulciix.
La ville de Sarrebruck, située sur la rive gauche de la Sarre, est, ainsi ([ue le faubourg de Saint-Jean, |)lacé sur la rixe droite, profondément encaissée entre des coteaux abrupts. A peine éloignée d'une petite lieue de la frontière française, elle possède un pont et un viaduc, celui-ci destiné au passage du chemin de fer qui vient de Metz \n\Y Forbach <•! Iraxcise la rivière en aval de la ville pour aboutir à la gare, placée an uoi'd, sur la l'ive droite. De Sarrebruck se détache un (Mubranchemcnt qui conduit a 'l'i'èxcs, cl dr la à C.obleidz. A l'ouest de la ville, nu \aste terrain de mananivres, destiné à la garnison, étend sa surface mamelomiée jusqu'au pied des hauteurs du Repperlsberg, et plus au sud, le long de la Sarre, la forêt de
LES COMl^.ATTANTS DE 1870-71
1. Le Prince Frédéric-Charles. — 2. Le Prince Auguste de W'urtcmheii;-. — .'J. Le. Prince Louis de liesse. — 4. Le Prince héritier de Saxe.
COMUATTANTS
IMUvMIKUKS ()I'KI5A I IONS — S A U l{ IIHIU CK
Sailli- Ariiiml cniiiMiiiK- ilr ses ai'hrcs mtIs des |ilalc;ni\ clcxcs doiil les |i(MiIcs dcscciuli'iil à iiii' ilaiis la vallcc < l'csl vc |i(iiiil de Saiiil- \niiial i|iii' la liriijadc Hasliud (-2" di' la dixisKiii liaiaillc) dcvail (ircii]ii'r liud d'alun'd, |Mair se poi^U-i' (Misiiilc MTS le Icrraiii de niaïuiMix rcs ( /'.'x r/'c/r/)/,-///!, i|iir la l>n;^adr ri>iii;('l il'" di' de la iiiriiic (li\ isiiiii) allai|iicrail en iiKanc lciii|is de IVoiil.
A |M'iii(' le iniMixcini'iii l'Iail-il ciMniiiciicc, (|iii' les |iali'(Hiill('^ |ti-ii^sii'iiiu's ddiiiirrciil ralaruM'. Aiissilùl, ;! ('(im|iaf;in('s \ iiinad pi'i'iidrc ikisiIhhi sur V /■!\ri'cirplat/.. l'I li'^ - lialaillons de ri'ulnrl se raiipriiclirrciil de Saiiil-Jcaii. l'diir cxihM' les cITrls inciii'Iricrs de iids pirrcs, les l'nissic-ns se d('|dii\ (aviil en liraillcurs. ri ri|uts|(''ronl a\i'c ciicrî^ic à la l'usdladc i|M(' diia^vaicMl Mir eux ikis fanlassiiis |)ai'\('mis xcrs (Uizi' Iumu'cs aii\ pdinls (|iii Iciii' axaiciii clc assiL;iii's.
Mais (|iiaiid a|ii-(''S iiiic liciirc de ce fcii, a |mmi pivs aussi iiicllirai'c d'un cidr (|iu' df l'anli'i', le j;'('iH'ral de ( iiicisciiaii apci'iail les |ii'i'iin(''rcs liLiiics de la lirii^adc Hasloid i|iii dclioiicliaiciil de Saiid-Ai'iinal, cl iiirnaraicul snii llaiic iiaiit'Iic, il JiijA'ca (iiir le inniiicul l'Iail xi'iiii de siii\i'c ses iiislriiclitiiis. cl donna l'urdrc de la rclrailc Les l'rnssiciis se rcliicivnl dune par le puni de S;ii-i'elii'nek, landis (|iie la halliM'ie l(\y'èn\ ediiipdsée de i pièces scnlcnienl. cssa\ail de prolcf^vr leur iiKHiNcineid en ri|ieslanl laiil Incn (|nc mal an\ pi'njceliles (pic neli'c arhlleru" Icnr laneail di's lianicurs de la i'i\c j^auelic. 'l'enl cela, nialf^re la pr('sence de ri'anpcreni', arrive xcrsen/c heni'cs snr le leirain. a\ec le prince impérial, ponr deiuicr |ilns de selenniU- à celle eniree snr le Icrrileire ennemi, n'elail ^iièi'c sérieux. Les hailalivcs cs(piissces le len^' de la Siiitc par les Ironpes dn corps Bazainc ne le Inreid pas da\ aidai;e. cl se lun^ncrciil à des escai'moiiclies sans irsullal, doid le decoiisn n'accnsail ipie Irop nellcmenl l'ii^irsolnlion A\\ commandeiiUMil.
Cciiendaid le ,:Avneral de (ineisenan, \o\anl les lianleiirs eonromiées pal' nos Iroiipes cl Sarreliniek oeenpe, jnL;va |)rndcnl de se replier à (pichpie dislance d(> |;i \ille, cl, le ;t aoùl an malin, il rallia si's dilïcrenls coi-ps en arrière i\u delile de K(ellcrlliclcr, anliixonacde 1 lilsclibacli.
Tel csl ce iiiiiin>eiile comlial de Sarrclwiick, don! o\\ allcndail des mcrxeillcs, cl ipii, somme joule, se réduisit ;'i nue demonsIralKMi pnenic, on lô iialaillons iVaiicais Inrenl dep|o\cs |ionr chasser de leurs posilioiis ;i lialaillons prussiens. Des deux colc^, ou en lira nue \anilc excessive, cl les coiiimnniipies IriouipliMiits (|i> M. l'amie Ollivii'i' lie le cedèrenl en rien aux dillu ranilics des jonrililiix aileuiands. N'oiei d'ailleurs l'ii ipicls lermes la liflitlioii pfiissii'iiui' célèbre les liauls l'ails di's del'cusenrs de Surrelniick : « l'eiidanl une période di> ipiiir/e jours, l(^s t'aildes déliieliiMUenls du licnlcnanl-ccdoncl de l'eslel s'elaicnl Iroiives dirccleineiil eu pn-seiiee de rarnicc cnneuiie. I /(ipiiii;'ilrclc doiil ils lireiil prciixe au eomlial de Sarrcluuek. eu (Icl'ciiilnii/ Iciii's piisi/iniis fi t>ii/r;iiic(\ elail la dij^ne eoiicliisidii de ccl/i' iiichninluh/c coiis/iincc. »
Uuaiid ou sail ([lU" pciidaul (|iiin/,e jours, la f^arnison iirnssieiine n'avail pas lilélUf élé iii(|uiélce par « l'armcc ennemie v; (|ii;iiid on rcllcchil d'aiilrc pari que celte résislanet^ à oulranee se Iradnisail, iioiir le ilel'iMiscur, par une perle de
imikmikuks opkim tions — smihkhiuck
i;ti
Sri Immiiics. ((niln' iiiir \n'v\c de Sd ImmiiU's inilip'o à l'iissaillaiil ', dii t>s| vu tlniil (l'en ((lucliiir i|ii(' l'li\ iutIioIc rst aussi ramilirn- aux olVicicrs de l'clal-majoi' |iriissi(>u (|ii'au\ iniiiisli-cs alTolcs ddiil oll(> (Mail (Icmmiuc la iliM'iiirrc rcssoiirci'.
Onoi (|ii'il ("Il soil. le ivsiillal cluM'clir n'rlail l'irii moins iiu'tihh'ini. \ull(< \v,\v[, 1rs l'orccs de rciiiuMui ne s'clairid uicidn'i's, l'I Ir iinslr allai|ii(' sV|;nl r('|ilii> sans avoir clr sci-oiirn. Si donc on Icnail scncnscincnl à connailrr les positions o('fn|)i'rs pai' i'adxi'isain', il l'idlail. ajurs avoir 0("fn|»t'' Sarrcluiick. en |)onrsnivrt' (•nor}iii|Ui'inrnl les dcl'cnscnrs Jnsi|n'à la rtMiconlri' d'une l'orco iin|)osanl('. \n lii'u i\v ('(da. on les a\ail laisses S(> rrliror li'ani|uill('nuMil. sans scnliMiieid leur laiiirinn escadron an\ Ironsscs, d(« siu'lc i|uc les dispositions prises par l'arincc priissicMiie. Cil arrière de ce l'ailde rideau, nous deinenraient tout aussi ii^iKnces ipraii|iaia\anl. (juaut à s'assurer la |>ossessi(Hi des piuits de la Sarre, ou senlemeiil à les détruire si on ne pouvait pas en proliler, personne n'y avait S(Hii;i\ et, de ce l'ait, le "2" ciups allait, ipiatri' jours plus lanl. avoir à eiirei;islrer le desastre de .Spiclieren. I ,a •> reconnaissance (d't'ensive v de Sarrehi'iick ne repiuulait dmic ;'i inienne idée nette, elle n'avait rien appris, ne servait à rien, et si peu (pielle coùt;il, c'était encore paver troj! cher le néant de cette eiilre|U'ise avdrtiH',
Hectitiiuis en li'iiniii.iii! une erreur ipie les MIeinands laissent. s'accrédili<r \(donti(>rs. ()ii hl dans ciTliiiiies de leurs relations (cl la le};eude, soij;'ntMlseiueid consei'vee pur les lialiilaiils, en est traiisuiisi- aii\ loiii'isles ipii visitent le double cliainp de lialiiille de ,S;irielMiicK et de Spiclieren) que les canons t'iaïu.Mis ont til'i' sur la Kiii'i'. SU!' le laiilioiir.L; S.niil .leaii, cl sur li-s maisons de la ville. Il esistiinèaiie, sur V l' MTcirp/ii//. une sorte de moiiument cimiiiieiniu'alir de la pljUM< oii le pi'iiice impérial aurait pointe lui luraiie nue pièce, 'l'ont cela est alisidninenl Taux, et si les Allemands |ieiiseiit Iroiiver la une e\cus(> des iMuiilinrdemenls aii\ipiels ils se sont livres coiiliv di's villes oiiveries, ils se Inunpeiit. Car les rappiU'Is ol'tieii-ls leur dimiieiil un deiueiili l'ornad. I ,a lli'liltioll prilssiciiiit' ne cite que le viailiic du chemin de h'i'. comme avant reçu des projectiles, et le rapport. du ,L;eiieial l''rossard attirme ipii' la vilh' n'a e|i> n m luniihardee, ni hri'ilee, ni même meillicee du l'eu ".
l/etal-iiiajor t'raiicais était d';iillenrs si èloij^ne de toute pensée desliiictivi' qu'il laissa intacts non seiilemenl les pouls, mais encore le lele;;raplie, par leipi.'l les rnrps wn arrièiv coiiliiiih'reiil à t''lre l'cnseienes sur tous nos mouvements. C'est à se demander .|uel liiil il p..ur-iiiv;iit d.ins celle al'l'iiire. et si an'ane il eu avait un '
I, l'i'iU's au oiiinliiU lie Siirii'linii k :
t'iiùn. IIIckmW, DhpniMn,
Urik'IciB Truiipp.
Wii*. UIVMia, Ulaiinriiii
( oriioiiM'ii
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l'olitux