division à Bouzonville, 2° à Boulay, 3° à Téterclien
3. Le I"" corps et la l'' division de cavalerie affectés à la l" année la rejoignaient le 4 et le .5 aoiM. T.c VI» corps et la 2° division de cavalerie affectés à la III'' aimée vinrent la renforcer le C. Enfin, la 11° armée reçut, à la même date, le II' corps.
d'armée en mouvemenf avant luiit jours, et que, jusque-là, il avait seulement à continuer la surveillance sur la frontière, en se reliant au 5' corps.
Quelle était, au même moment, la disposition des forces prussiennes? La r° armée, groupée en avant de Trêves, poussait ses avant-postes jusqu'à la Sarre : elle occupait la place de Sarrelouis avec 2 bataillons et I escadron, et la ville de Sarrebriick avec 1 bataillon et 3 escadrons. La IP armée, réunie dans le Palafinat, avait ses avant-gardes vers Kaiserslautern, et son quartier général, où depuis le 30 était arrivé le prince Frédéric-Charles, à Alzey. Enfin la IIF armée, dont le quartier général restait à Spire, s'avançait par un de ses corps, le V% jusqu'à Landau.
Ainsi, « tandis que le déploiement des armées allemandes approchait de son terme, le mois de juillet s'était écoulé sans que les F'rani.'ais eussent tiré parti de la supériorité momentanée qu'ils s'étaient ménagée en partant de leurs garnisons de paix avant de s'être organisés' ». A l'heure actuelle, les conditions étaient renversées; la supériorité numérique appartenait incontestablement à l'adversaire, et la situation était changée à ce point que non seulement nous ne pouvions plus songer à prendre une offensive quelconque, mais que nous avions perdu même la liberté de nos mouvements.
M. de Moltke le comprit: le 31, il demanda à ses trois commandants d'armée à quelle date ils seraient en état d'entreprendre les opérations. Il lui fut répondu que le 3 août, les troupes, complètement formées et approvisionnées, seraient à même d'entrer en action. Sans hésiter, il fixa au lendemain 4 août, le début de l'offensive allemande sur le territoire français. Disons en passant que la section géographique du grand état-major prussien, « puissamment secondée par le bureau topographique de Munich », avait abondamment pourvu les officiers et même les troupes de cartes très complètes de la région où on allait entrer. Les officiers français, au contraire, ne possédaient d'autre document qu'un croquis informe et sans valeur, distribué au dernier moment, sous ce titre : « Carte dos routes conduisant au Bliiii. » Il ne donnait sur la région frontière que des renseignements insignifiants, et dont personne d'ailleurs ne songea jamais à se servir.
Cependant les journaux de Paris commençaient à trouver qu'on tardait beaucoup à envahir la Prusse. Leur impatience gagnait la foule, qui, toujours exaltée et tumultueuse, se livrait à des manifestations de plus en plus belliqueuses, mais également irraisonnées. Le ministère, dont la [irddigieuse assurance ne se démentait pas, malgré les nouvelles alarmantes venues de la frontière, transmettait au major général les doléances publiques et insistait pour qu'on agît sans retard. Jusqu'alors, il n'avait eu à donner en pâture à la population surexcitée que des dépêches insignifiantes, où il était question d'escarmouches entre uhlans et douaniers, de patrouilles bousculées, ou de coups de feu échangés entre avantpostes qui se délogeaient réciproquement. Ce n'était pas assez pour calnieil'effervescence générale, et une entrée en matière plus consistante commençait à