‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 62 sur 262 · Géii('i'al DERRf;c.v(iAi.\, loc.cit., tome 11, page IW · texte numérisé non relu

Géii('i'al DERRf;c.v(iAi.\, loc.cit., tome 11, page IW

2. Le iiiaré<-lial ne disposait, eu elTet, coÈiiine ilerriici-e ressoiLi-r-e, i|iic ili' l.i diviMnn l'clle (miciemie division Dmaay), d6soI•J.^^Mis('(> à Wissointxmrg, et delà divisiim C.oiiseil-Duine.-inil, lu-ivt'e d'artillerie et l'aUguée par une inai'clie i)éniblo. Ces tioiipes étaient d';jillenrs si rapproclices du champ de Ipalaille, i|n"elles devaient fataienienl être entrainées dans l'aeiicm pres(pie dés le dcbill, en sorte (|u'an nidiiirnt ciilKiue, le iiKir'eriKil ne put pas (lisposi>r d'un senl halailhin.

lîATAILLH \)K FROESCH WILLER icr)

entretenue pendant la nuil eiilie les avant-postes : nos canonniers cependant se mettaient bientôt de la partie, l)ond)arilaienl (iuiistell et le Bruck-Miihlo, où s'étaient montrées des troupes ennemies, et incendiaient ce dernier point '. Mais là, pas l)lus qu'à Wœrtli, on ne songeait à une véritable affaire, et l'action se transformait, au bout de très peu de temps, en une série de tiraillements.

Atlaquo de la (Uvisiaii Duciui/ jmr h II corps buvarois. — 'l'ont ci'la n'clait guère sérieux cl ne faisait uiillciiicul pn'sagci- une grnudc hnlaillc, (piainl linisi|iicmenl la canonnade, plus Udnri'ic (■clic l'ois, rclciilil de unnvcau a l'ailc gauche de la ligue française, et la divisinu Dui-rot loul ciilière entra en aciinu.

On se rappelle que le H" corps bavarois avait l'ordre d'envoyer sur \V(crlh une de ses divisions, si le Y' corps était attaciué : pour être mieux en mesure de rt"iu|dir ces instructions, le général de llarimauu avait, dès l'aube, fail avancer sur la l'oule de Langensulzbacli la 4' divisinn bavai'oisc. Celle-ci ncciipa le village sans cnii|( férir, et vers X licurcs et demie, eiiteudaut luujours le c;ui(Mi., elle cdiilimiail à marcher sur F'rœschwiller, quaml elle fui a|H'rcue [lar les lr(Mi|ies de imliv aile gauche. Aussitôt le général Ducnd, lil dcplnycr le l'"' /.miaves vis-à-\is la lisière delà forêt de Langensulzbach, et prolongea sa ligne jusipi'à Xecliwilicr, avec des compagnies du 45" et du 96°. L'artillerie se mit en Ijatlerie entre les deux bdis de Frœscbwiller et de Langensulzbach ', et duxrit sur les Bavarois nu feu \ idient. L'ennemi dut s'arrêler à la lisièi-e du bois ; mais, bientôt rerd'orcé, il s'elaiica dans le vallon et attaqua le bois de Frieschw iller, dii il réussit même im inslaiil ;'i piMKMrei'. De notre côté, le 2° tirailleurs et le o(') de ligne s'étaient engagés à leur Idui-. Kn vain les Bavarois amènent de l'artillerie peui- les contre-batire : une balleiie, arrivée au grand trot, ne parvient pas à se dé|ildyer el doit précipitammeut ballrc eu rcli'aile, sous la protection d'autres pièces, placées plus en arrière. H\pdsé à une bisillaile terrible, criblé d'obus, l'ennemi recule déliuilixcmeid ci regagne les fouiivs, lundis (pie ses batteries, devenues plus prudeules, se iMU'ueiil a cuuduuer uds réserves dans Frœscbwiller, qu'elles aper(:oi\(Mit au loin.

"Vers 10 heures et demie, ce coiubat stérile s'élcignait tic lui-uièuie ; il nous coûtait (lOO hduuiies, dont les couimaudaids Marion, du 1'"' zouaves, .Idddsiiis, du -2" tirailleurs, frappés à mort, et le commandant Proiivosl, du :\(\\ grièvemeul blessé. La perte; des Bavarois était sensiblement égale.

Sur ces entrefaites, le général de Ibuliuann recevait r(U'div verbal, cdiuuiuni(piè par un officier d'ordonnance du Prince royal, de faire cesser la lutte. Il s'occupa dduc de rallier en arrière toiUes les troupes qui venaient d'être engagées et renvoya même ses batteries à Lembach. Mais, cutcudant aussitôt le caudu (pn releulissail de nouveau avec un*,' violence exli'ênu' a sa gauche, et sollicih' aussi pai- le geiKTal de Kircbbach, commaudaul le V'^ corps, doid la position deveuail crili(pie de ce côté,

1. Le poiii ilii Bi-urk-Miililc, .iiic k- génie IVatu-als ii'avail pu lairc saïUci-, fnitlc de pourln-, olait occupé par l(;s Pru.s.sieiis.

2. Wissembourg, Frœsc/urilk'r, retraite sur Chutons, par le commaudaul dk (halls. Pans, T)umaiue, 1882.

il prit le parti d'arrêter son mouvement rétrograde et de se remetli'c en aetion. Voici en elTet, ce qui s'était passé.

Le V' corps engage la bataille (8 h. 1/2.) — Au moment où la reconnaissance offensive dont il a été question plus haut se repliait en arrière de Wœrth, le colonel von (1er Esch, chef d'état-major du V corps, accouru sur la ligne avancée, signalait au généi'al de Schmidt, commandant la KT division, ce qui se passait à la fois à Langensulzbach et à Gunstett, et insistait sur l'opportunité de reprendre le combat devant Wo^rlh, afin d'empêcher l'adversaire de porter peut-être toutes ses forces contre l'une des ailes de l'armée allemande '. Le général de Schmidt, et un peu plus tard le général de Kirchbach, resté, malgré sa blessure de l'avant-veille, à la tête du V corps, se rangeaient à cet avis, et donnaient l'ordre à toute l'artillerie du \° corps de prendre position sur les hauteurs situées à l'est de Wœrth. Peu d'instants après, les batteries de la 21" di\ision prussienne, devançant le XI" corps, venaient au galop prolonger vers Gunstett la ligne déjà établie, et cette masse formidable de 108 pièces de canon ouvrait le feu, à une distance variant de 1,800 à 3,000 mètres, contre les quatre batteries des divisions Raoïdt et de Lartigue, soutenues par quatre batteries de la réserve générale, en tout 48 canons.

Cette lutte était trop disproportionnée pour se prolonger longtemps, d'autant plus que nos projectiles n'atteignaient pas tous les batteries allemandes, et que la plupart d'entre eux n'éclataient pas". Bientôt il fallut emmener les mitrailleuses trop exposées, et d'une efficacité à peu près nulle, à celte distance, contre de l'artillerie; peu après, ce fut le tour des batteries de la réserve générale, en sorte que les ([uatre ])atteries divisionnaires restèrent seules pour répondre au feu d'enfer des Allemands.

Cependant, la tète de la 21" division apparaissait déjà liDrs de la lisière du bois de (iunslett, tandis (pie la 20" brigade (A'" corps) se déployait en axant des batteries, le long de la Sauer, entre Spachbach et ^^'œrth, débordant l(''gèrement au nord ce dernier village. Notre artillerie, changeant immédiatement d'objectifs, dirigea son l'eu sur la 21" division, et l'obligea à se fractionner, pour diiuiniier ses perles ; les trdupes de la 42" brigade marchèrent sur Spachbacli, la il'' se poi-ta sur le l'ruck- Miihle, oii se trouvait le 1" bataillon de chasscui's, (pii a\ail, une heure avant, chassé de ce jMiint les avant-postes ennemis. Pnililanl de sa supi'iiorilé innnérique, qu'augmentait encore la présence de (|U('l(jues compagnies d'avant-postes, la 41" brigade se rua sur ce brave bataillon, (pii, malgré sa faiblesse, ne recula pas d'un mètre, souteiuuit à lui tout seul ce eondjal inégal, où tombèrent, glorieusement frappés, son chef, le commandaid l'ureau, (>t 'deux capitaines. Mais il ne |iou\ait pas pi-olongci' iiKléliiiinieiit celle résislance liéi'oï([ue : liient('i| dèboi'di'-, il iliil (■(■(Ici' la phicc, cl rcnnciui ii-ancliil iniMii''iliali'ini'iil la Siincr.

Le !.;■('■ n(' rai Lacrclcllc, \oyiiiit le danger, l'euiiil à la liiilc lui bataillon et demi

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