‹ Les combattants de 1870-71Chapitre 61 sur 262 · Relation allemande, page )i\i · texte numérisé non relu

Relation allemande, page )i\i

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troupes pouvaient être tournées. Il aurait été ulile de compléter ces disposilions par l'envoi, sur la droite, d'un fort ilétachement do cavalerie, soutenu par une ou deux balteries, relié au ])(\'^oin par de l'infanterie et chargé de man(euvrer sur le flanc des colonnes ennemies en surveillant leurs mouvements.

« Enfin, le corps ]\Iac-Mahon, en position sur les hauteurs, n'avail pas de postes avancés sur la rive opposée et ne pouvait disposer que de réserves insufiisantes.

« Pour adopter d'autres dispositions, il lui aui'ail fallu \\n effectif plus élevé, une artillerie plus puissante, ime cavalerie plus mobile, de meilleurs renseignements et ]}lus de temps pour se ju-éparer à la lutte'. «

Débuts de Faction. — La situation du ["' corps n'élail dune rien ninins ([)ie rassurante, et le maréchal s'illusionnait étrangement non seulement sur la force et les projets de l'ennemi, mais encore sur sa propre sécurité. Il espérait cependant toujours voir déboucher sur sa gauche, sinon tout le 5*^ corps, au moins une de ses divisions et parer ainsi au manque de réserves, car son armée de rfo,()()0 hommes à peine, déployée sur deux lignes, n'en avait pour ainsi dire point''. Le (î, vers G heures du matin, il s'entretenait sur ses projets avec le général Ducrof, quand tout à coup le canon retentit sur le front de la division Raoul I.

Le temps était superbe : le soleil, se montrant enfin, après deux Jours de pluie torrentielle, réchauffait nos soldats fatigués par les allées et venues des jours précédents, et leur permettait de sécher leurs vêtements transpercés. Sur les prairies, sur les vignes s'étendaient des capotes grises, des vestes bleues de tirailleurs, des habits de lanciers et d'artilleurs. Les hommes s'étaient éparinllés. toujours insouciants et gais, et personne ne soupçonnait un danger immédiat, ([uaiid d'un boni à l'autre de la ligne des bivouacs retentit rajipel aux armes. Il fallut luic lioiirc ciiliérc pour (|ue tous les régiments, réunis et formés, eussent gagné leur posie iW coinbal.

Mais, à ce moment, le parti prussien qui avait donné lalarme se relirait déjà sur les hauteurs de r)ieffeid)ach. (l'était une reconnaissance ([uc le géiiéral-major \\'alter de Montbary, commandaui de la "20° brigade (\" corjis), avait lancée suinous, parce que, dès 4 heures du malin, inspectant eu personne les postes de la Saiier, il avait cru remarquer dans noire camp un bruil et des mouveuienis siguilicatifs de départ. La division Haoïdt, ])Ostée en face île W'otIIi, l'avait accueillie à coups de bisil et à coups de canon, el le général W'aller. di'soi'mais fixé sui' la présence (h; nos foi'ccs, iloniiail à ses soldais, vers S heures cl demie, l'oi'dre de se re|)Iier.

Taudis que cette eseai'iiiouche se pi'odiiisail a W otIIi, iui anli'c eiigageiiieid a\ail lieu aussi à (îuusIeM, mais seiublail u'èlre (pie la conliinialiou de la fii>dlade

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