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maréchal, dont le chef d'état-major venait d'être tué à ses côtés par \in obus, dut reconnaître que, malgré la vaillance de ses soldats, la lutte ne pouvait plus so prolonger bien longtemps. Une dernière tentative fut faite cependant par le général Wolf pour arrêter les Prussiens devant Elsasshausen. Avec les débris des 18* et OG* de ligne, il se porta au pas de charge contre le Petil-Bois, et refoula pour un moment l'ennemi. Mais ce succès n'était que momentané; les Allemands, bientôt remis de leur émoi, revinrent plus nombreux, et écrasant la petite troupe de feux meurtriers, la contraignirent à la retraite.
Il était trois heures. Notre droite était enfoncée, notre centre sur le point d'être percé, et tout espoir de secours s'évanouissait délinitivement. Le nombre avait triomphé du courage; des flots d'.Allemands se ruaient sur le village d'Elsasshausen. seul point d'appui qiii, avec Frœschwiller, nous restât; notre ligne de retraite elle-même commençait à être menacée par les troupes qui débouchaient de Forstheim, et l'artillerie du XI' corps, franchissant la Sauer à .son tour, gravissait déjà les pentes de la rive droite 'pour venir prendre position tout prè> de nous.
Prise d Elsasshausen. — Cependant le maréchal, s'acharnant dans une opiniâtreté poussée jusqu'à l'héroïsme, essayait encore de résister. Groupant autour d'Elsasshausen les restes de ses divisions décimées, il tient tète à l'orage; nos troupes, luttant avec un dévouement qui atteint les limites du sublime, obligent, [lai- une fusillade furieuse, l'ennemi à suspendre son mouvement en avant. Mais les batteries qui de Gunsttet nous avaient fait tant de mal dans la matinée, sont là, maintenant, tout près de nos lignes. Une pluie d'obus s'abat sur le malheureux hameau d'Elsasshausen, qui s'enflamme, et s'écroule maison par maison, écrasant les braves qui ne veulent pas les quitter'. Sous la protection de cette effroyable canonnade, les régiments mélangés des V et XP corps s'élancent enfin en une masse compacte, et pénètrent dans les ruines ensanglantées d'ElsassIuuisen, où ils capturent deux pièces avec cinq mitrailleuses.
Malgré tout, les généraux prussiens coni|)n'iiiiciil (|iic In iKii.iilic ne pi'iMi(lr;i lin qu'avec le dernier des combattants français : c'csl l''i'irs(li\villcr ([ii'il l'aut ('oii(|iiçi'ii' maintenant, Frœschwiller, oii affluent de tous côtés nos soldats écrasés par le nombre, et qui va devenir le théâtre d'une des plus effroyables luttes dont l'histoire fasse mention. Au prix d'efforts inouïs, ils parviennent à mettre un peu d'ordre dans leurs bataillons confondus, font avancer plus près encore leur artillerie formidable, et lancent toutes leurs forces contre le dernier réduit de nos vaillants soldats.
HcLoiir ul'l'fiisif contre Elsasshausen. — (Iciix-ci sont animés niiiiiili'iiaiil par l'énergie du désespoir. Résolus à périr, ils rdinlciil cucoi'c une fois sui- les ti'oiqx^s maîtresses d'Elsasshausen, et les bousculent dans un dan fougueux. « Siuis soutiens compacts, presque sans chefs, les corps prussiens, déjà dcsuiiis et éi)uisrs par des