MADEMOISELLE DE LA GRANGE. MO
tails sur Molière et sur sa troupe, et on a souvent cité ses lettres sur la vie et les ouvrages de Molière, insérées en 1 740 dans le Mercure de France.
(MARIE RAGL'ENEAi;)
Mademoiselle Ragueneau était-elle femme de chambre de mademoiselle De Brie? était-elle rscevtuse au bureau? on ne sait trop. Toujours est-il que fantaisie lui prit de jouer aussi la comédie, et un beau soir elle parut sur la scène.
Elle n’eut jamais qu’un très-mince talent. Elle aborda rarement la tragédie, et dans le comique elle ne remplissait au gré du public que les rôles comiques, les charges, comme on dirait aujourd’hui.
Elle eut cependant du bonheur. La Grange, le comédien excellent, l'honnète homme, l’ami de Molière, l’épousa le lundi 25 avril 1672.
A la mort de Molière, elle passa au théâtre Guénégaud, et joua jusqu en 1092* Elle se retira alors avec une pension de mille livres, et mourut le 3 février 1727.
Mademoiselle La Grange était fort laide, et cependant elle ne demandait pas mieux que d’étre coquetie et galante. G’ est • our elle qu’on lit cette épigramme :
Si n’ayant qu’uu amant on peut passer pour sage, Elle est assez femme de bien;
Mais elle en aurait davantage Si l’on voulait l’aimer pour rien.
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