TOUTES LES FEMMES
Bravo î bravo !
(Rosier salue.)
JULIETTE
Quelle oraison funèbre !
MAROT, éinu.
C’est du Bossuet!
FERNANDE
Je vous remercie, Rosier. On voudrait mourir de temps en temps, rien que pour avoir le plaisir de vous entendre.
Ce diable de Rosier m’a ému. J’ai cru un moment que c’était vrai ! (a part.) Depuis que je la connais, je passe ma vie à m’émouvoir... J’ignorais ma sensibilité!
JUL1BT1E, à Justine.
Justine, mon mari est consigné... Ce pauvre Frivolinl... j’ai été obligé de le perdre tout à l’heure au passage des Panoramas.
ROSIER
Mesdames, procédons, procédons! La garde-robe de mademoiselle Fernande se compose de costumes, fanfreluches, dentelles, colifichets, éventails, bijoux, objets d’art et de fantaisie, le tout généralement en fort mauvais état.
MAROT
Que dites-vous donc là, Rosier? Tout cela est dans un état superbe.
ROSIER
Je dis en mauvais état, mais vous savez que les habits d’une grande comédienne ressemblent à des drapeaux victorieux : plus ils portent l’empreinte des balles... les balles du succès, plus ils doivent être chers aux bonnes âmes et aux cœurs sensibles. La gloire, la victoire, mesdames!... il y a des lauriers là-dessous.