SCÈNE XV
BaBillcj Fïdelle.
Babille.
\ e prie Dieu que je le puisse trouver d au- ) tre opiaion que quand je Tai laissé , af- J fin que ceste pauvrette prenne un peu
) de consolation .
Fidelle. Que veux-tu ?
Babille. Monsieur, je tous prie de la part de ma maistresse que soyez contant, suivant les promesses que mWez faictes tant et tant de fois, de la venir trouver et luy faire ceste grâce d'ouyr dix paroUes qu'elle désire vous déclarer.
Fidelle. Pour le présent je suis grandement travaillé, et d'un travail tel et si fort qu'il me faict quasi oublier moy-mesme, qui me fait croire que je ne luy puis donner grande consolation-. Toutes fois j'iraVî j'iray entre cy et demie-heure. Recommande-moy à elle, et luy dy qu'elle m'attende à la porte, parce que je ne veux siffler ny faire autre bruit par lequel les voisins peussent entrer en soupçon.
374 Lariybt.