‹ Les comédies de Pierre de Larivey, champenoisChapitre 112 sur 158 · T. TU · texte numérisé non relu

T. TU

4i8 Lariybt.

qu^aprèsestre sorty ta Dommast Victoire, afio que Cornille demeurast sans aucun doute.

Narcisse. Il sera bon: je la nommeray, la louant de la courtoisie que j'auray receu d'elle ; mais il faut que preniez Bien garde de retenir Cornille, et ne Tabandouner jusques à ce que penserez aue je seray en lieu de seureté, car autrement toutiroit en ruine.

FiDELLE. N'en ayes doute. Je cognoy maintenant que tu m'aymes, et je t'ayme et aimeray encores davantage. Comme est bastie ton assignation avec Blaisine?

Narcisse. C'est que, comme je trouveray la porte ouverte, j'entre librement.

FiDELLE. Ne perds donc point de temps; vat'en, car elle est ouverte.

Narcisse. Voulez-^vous que j'y demeure longtemps?

FiDELLE. Fay comme il te plaira ; mais, au sortir, souvientoy de nommer. Vvctoire.

Narcisse. Vous-mesme, souvenez-veus d'eatpescher si bien Cornille, qu'il ne m'attrappe.

FiDELLE. Va, et te cacjies soubs ton manteau.

Narcisse. Est-ce bien ainsi?

FiDELLE. Ouy, fort bien.

Narcisse. J'ay deux cœurs.

FiDELLE. Comment, deux cœurs ?

Narcisse . En pourroit-on moins avoir en ceste mienne allée?

FiDELLE. Tu cbercbes ma ruyne.

Narcisse. Mais je vas phistost chercher la mienne !

FiDELLE. Va-t'en, follastre, et n'ayes point pœur ; va-t'en joyeusement , car je veux aller

Le Fidelle, Comédie. 4*9 appeller Gornille pour le mettre en sentinelle. Narcisse. Allez, je yohs ose dire que luy fe* rez un trait d'amy.

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