‹ Les comédies de Pierre de Larivey, champenoisChapitre 12 sur 158 · ACTE IH · texte numérisé non relu

ACTE IH

SGËNË 1.

Magdelaine , Perrine^ sa servante.

Magdelaine..

\ u m'as entendue! Dy-Iuy qu'il vienne 1 par l'huis de derrière , et que je ne me {veux plus amuser aux niaiseries dé Fierabras, parce qu'ayant bien discouru en moy^mesme, je trouve que je n'ay point meilleur firere que luy , et que jamais tons mes parens

4a Larivey.

ne me lieront autant de bien comme Inj seul. Ainsi, par conséquent, je doy , et à bon droit, préposer son plabir et commodité à celuy de Fierabras. Regarde, et notte bien ce que je te dis, et, s'il est ^ besoin, que tu sçacbes répliquer, y adjoustant ce ' qui te semblera â propos.

Perrine. Oy, madame, oj ; laissez- moy faire.

Magdelaine. Apres, tu iras cbez Alfonse, et luy diras que , quant k ce que Ricbard , son ser^ viteur , m a (^ct touchant Vamour qu'il porte ^ Renée, jay tant faict pour luy envers Vincent, qu'il m'a promis ne l'espouser jamais. A raison dé

?uoy (afllin d'asseurer les choses davantage) je envoyé prier que surtout il ne faille de venir ceste nuict coucher avecques moy. Je te ramen(oy souvent cecy, parce qu'estant chose d'importance, je ne voudi-ois que tu l'obliasses , car tu as moins de cervelle qu'un oyson.

Perrine. N'ayez peur, je m'y gouvemeray bien.

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