SCÈNE VIII
Siheatre^ Régnier, Dorothée,
SlLYESTRE.
ui est là? Ho ! bo ! c'est Régnier de [ cbez Constant. Que cbercbes-tu?
Régnier. Faites yistement yenir ' Fortunat , car je luy apporte les meilleures nonyelles du monde.
SlLYESTRE. Est-il yray que ce yieillard est son pire?
DoROTHiE. Que cherches^n, Régnier?
Régnier. Vostre Fortunat, pour le rendre le plus contant bomme du monde.
Les Trompbribs, Combdie. 99
Dorothée. Ce vieillard est-il son père ?
Régnier. Sans double, et sçayez-TOus comme il est riche?
Dorothée. Riche?
Régnier. Très riche.
SiLTESTRE. Je te prie, ne nous trompe point : il ne Touloit pas qu'on sceust qu'il est céans.
Régnier. Hé! £aites-]e venir en asséurance, car voicj son bien. Dites-luy pour enseignes que sa Susanne sera aujourd'hui sa fiancée , et que mon maistre Constant espousera Genièvre, sa sœur, puisqu'on en est contant.
SiLVESTRE. Qui est ceste Genièvre ?
Régnier. Nostre Robert.
SiLVESTRE. Quel Robert?
Régnier. Le laquais qui yenoit tous les jours céans.
Dorothée» 0 malheureuse que je suis ! Robert est femme! . . . Nous avons perdu un amjsiton maistre se marie. Ce sera bien fait de prendre garde à moy, et ne perdre de tout point le capitaine. Je vas envoyer yers luy.