TOUS
Jherosme. Je te demande qui t'a vestu de ces beaux accoustremens?
GoTARD. Je ne sçay oue dire. 0 ho! cest acooustrement, c'est autre chose.
Jherosme. Quoi, autre chose? Dieu veuUe que je n'aye esté trompé. Respon : A qui parlé-je? quel vestement e^t-ce là?
GOTARB. Vous parlez à moy. Mon Dieu! laissez-moy aller , que ma dame Claudine ne m''at* tcnde ; je le vous diray tantost tout à loisir.
Jherosme. C'est (ien à propos. Il est aussi ▼ray que je suis Jherosme, je te feray cognoistre, si Dieu me preste yie et santé , s'il se faut mocquer de son maistre;
GoTARD. Dieu me yeuUe ayder!
Jherosme. Vien ça, coqmu ! aproche , pendart que tu es.
GoTARB. Helas ! qu'ay-je faict pour estre lyé?
Jherosme. Tu me pensois monstrer la lune au puits, me faisant croire que le feu estoit chez mon nepyeu, que ceste femme est ma niepce, et qu'elle a phstost Toula aller chez ses frères , qui demeunaît au bout de la yîlle , que demeurer avec ses Toisins.
GOTARB. Mais TOUS l'aTez Teue, uh! uh! hti! u!u!
Jherosme. Tu pleures , maintenant !
68 Laritet.
GoTARD. S'il vous plaist, Monsieur, je vous diray tout. Un compagnon de mon maistre, vostre fils...
Jheroshe. Tu broyés de Teau en un mortier.
GOTARD. Escoutez-moy, je vous supplie.
Jherosme. Je n'oy goutte.
GoTARD. Deux mots tant seulement.
Jherosme. Tu portes des fueilles aux boys.
GoTARD. Hé ! Monsieur, si une chose est plnslost advenue qu'une autre , qu'en puis-îe mais ? uh!ub!bu! u! u ! Vostre fils, bu ! hu ! u !
Jherosme. Tu commances à confesser , et au paravant tu te moquois de moy. Asseure-toy que je t'accoustreray de toutes façons ; mais ^e veux premièrement sçavoir quel beau mistere est cestui-cy. Entre leans, marche!