‹ Les comédies de Pierre de Larivey, champenoisChapitre 55 sur 158 · A SÇAVOIR · texte numérisé non relu

A SÇAVOIR

La Constance

Le Fidelle

ET LES Tromperies

Imprimé à Troyes Ei se vendent à Paris

f La veufve Jean du Brayet ^ Chez \ Jean de Bordeaux T du Palaîr

(^ etr ■ "- -

', Claude de Roddes

M.DG.Xl

A MESSIRE FRANÇOIS FAMBOISE,

Chevalier^ Seigneur d^Hemery^ Malnoûe ei

Courserainy Conseiller du Roy en son

Conseil ^ Estât et privé j Maistre

des Requestes ordinaires

de son hosteL

OHSIEUE,

Me trouvant ces jours passez a»oir plus de loisir que de coustume, pour ne demeurer trop paresseux, et affin de mesnager le temps, me print entie iTageneer un peu de livres que fay en mon estude, pour plus aysement m'en ayder auhesoin, ei, les tenant les uns après les antres pour les ranger d^ordre selon mon intention, je trouvay de fortune entre quelques brouillards et manuscrits six petits enfans, je veux dire six comédies tantes forgées dépoussière, mal en ordre, et ayaiiM quasi leurs habits entièrement

IQO ËPISTRE.

rpnipus et desckirez, dont il me print, grande compassion. Qui fut cause que, les ayant 've^ cueillies entre mes mains, je les revisitay pour sçavoir si elles n'aç^oient point quelque mal qui les empeschat de se monstrer au monde, et n'y troui^ant rien Qce me sembloit^ qui peust offenser personne, fay tasché de les r*abiUer le mieux qu'il m'a esté possible à la façon de ce pays, pour vous les envoyer (moy n'ayant icy la puissance de les def fendre des brocards des mesdisans), et vous supplier bien humblement, puis qu'aidez esté le parrain et protecteur de mes six premières, d'estre aussi parrain et protecteur de ces six dernières, qui vous tendent les bras, dont en voici les trois premières qui marchent devant. Vous les recevrez donc, s'il vous pkûst,: en vostre tutelle , comme pauvres désolées quelles sont, et les embrasserez et leur servirez de bouclier contre tous ceux qui les voudroient diffamer, et faire qu^l^ bresche à leur bonne volonté et sincère affection^ L'espérance quej'ay qu^en cet endroit prendrez la deffense de ces pauvres enfans abandonnez et presque or félins me fait vous supplier de les recevoir d'aussi bon cœur que je vous les présente , et me tenir tousjours pour

Vostre affectionné et très humble serviteur a jamais,

Pierre de Lariyey.

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