SCÈNE riïi
Spiftette, Fidence. .
Spinette.
I ooiiy[)iea est véritable que tous amans en j gênerai sont soupçonneux ! Ceste-cy, en [prestant l'oreille à ce qu'on a dict, a ^maintenant entendu ce qu'elle a voulu sçavoir. Mais qu'importe? elle le devoit tousjours sçavoir. Je suis sortie de la maison crainte que le eoenr ne me crève de la veoir en si grande misère. Joint que je ne sçay comme, ayant esté certiorée de la mort d'Anthoine , mon frère , je ti'ay faict comme a voulu faire madame Constance, parce qa'encores que je l'aye tenu pour mort il y a quelques années, il nepeutestreque ceste certitude u'ac-
«76 Larivey.
croisse en iofioité mon deuil et ne face davantage que ne font les choses douteuses. Mais aue dira Aurelian de ce que je Fay laissé ainsi seul?
FiDENCB. Madame Spinette, si tous estes TOus-mêmes, retournez, de grâce, en la maison , où ces autres dames tous attendent.
Spinette. Je y Tay.
FiDENGE. Diciqwe heatum anie ohitwn éupremaque fanera poieat^ et comme dict le^ fohte françois ,
Aucun heureux dire ne ee peut pœ Devant le jour de son futur treapas.
Il n'y a pas trois mois que la Champagne n^ent une famille pks heureuse que ceste-cy, et aujourdliuy ! 0 cœlum^ o terra, o mare!