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SCÈNE VI

LA TANTE MONIQUE, puis TERMINA.

LA TANTE MONIQUE

( Elle se promène avec agitation, puis elle 8*arréte ; elle interrompt ou accélère son débit, suivant les indications du texte.)

Plus de doute, il est amoureux fou d'elle! C'est clair, clair comme le soleil... Et cet autre jeune drôle ! Qu'il se permette de i*evenir dans la nuit ou

dans le jour, qu'il fasse encore le factionnaire, el je lui promets. . . Quel bonheur ! Mais qui Teùt dit il y a seulement deux mois? qui l'eût dit? Et maintenant toutes ces grandes dames d'Illescas, toutes ces femmes de gentillâtres , plus fières que des... Enfin mon heure, à moi, a sonné! Arrière, présomptueuses ! Quelle rage , quand elles le sauront ! (AppoUnt.) Fermina!

FERMINA. (EUe répond du dedans.)

Madame !

( EUe entre.) LA TÀMTE MONIQUE.

OÙ est Isabelle ?

FERMINA.

Dans la salle à manger.

LA TANTE MONIQUE

Seule?

FERMINA.

Absolument seule.

LA TANTE MONIQUE

Et que fait-elle là ?

FERMINA.

Elle se promène d'un côté de la salle à l'autre; elle soupire , elle pleure un brin , puis elle s'assied ; elle reste comme ahurie un moment , se met à coudre, jette son ouvrage, et recommence à pleurer.

Que signifient ces manières?

FERMINA.

Cela signifie qu'elle ne se sent pas heureuse.

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