ACTE 1, SCÈNE vr. ru
LA TANTE MONIQUE
Et pourquoi cela?
FERMIMA.
Pourquoi? J'ignore pourquoi. Des folies... des lubies.. . Madame sait bien. . . ces jeunesses !
Ik TANTE MONIQUE.
Ainsi , tu ne connais pas la source de ce chagrin et de ces larmes ?
FBRMINA.
Si Tait, madame.
LA TANTE MONIQUE
Alors dis-la-moi : qu'attends-tu ?
FEKMINA.
Votre promesse de m'écouter avec la phis grande faveur.
LA TANTE MONIQUE
Ab! ne me fois pas mourir d'impatience.
rraMWA.
Et §i je raconte des choses un peu piquantes, n'allez pas m'avaler. . .
Va, va !
FBRMIICA.
Pas de scène au moins! et surtout.. .
LA TANTE MMIQUE.
Dépéche-toi donc !
PERMINA.
Ne me fait^ point payer les dettes des autres.
LA TANTE MONIQUE
Est-ce assez comme cela ?
3ë2 ACTE II, SCÈNE I.
FERMINA.
Allons , je commence, puisque vous me donnez franc jeu. Le mal dont votre fille souffre, c'est Tamour; et conune vous m'obligez à mettre les points sur les /, je vous dirai que la cause de tous ses tourments, c'est vous, madame.
LA TANTE MOMQLE.
Moi!
FERMINA.
Vous-même. Léonardo...
LA TAlfTE MONIQUE.
Ne me prononce pas son nom, si tu ne veux pas que j'enrage !
Soit ! Du moment que cela vous contrarie, laissons le nom de côté. Ce jeune garçon, fils de dona Manuela, auquel en d'autre temps vous prodiguiez tant de caresses et de tendresses, possède, comme diacun peut le voir, le meilleur air du monde; il est séduisant au possible , et plein de courtoisie ; il sait faire parler sa flanune : en un mot , il a fasciné cette enfant. Du reste, c'est chose toute naturelle et fort logique; et personne n'a lieu de s'en étonner, pour peu qu'on ait expérimenté la matière. N'estrce donc rien ? Jeunesse, esprit, belles manières, qualités charmantes, serments d'amour et de constance éternelle 1 Et il n'y a pas là de quoi s'amouracher ? Je vous le demande, madame, sommes-nous de glace? Et puis figurez- vous. . .
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