‹ Les ComédiesChapitre 164 sur 405 · SCÈNE Vlll. LA TANTE MONIQUE, FERMINA · texte numérisé non relu

SCÈNE Vlll. LA TANTE MONIQUE, FERMINA

LA TANTE MONIQUE

Voyons, continue.

FERMINA.

Puis la personne me dit : « Mais c'est donc une affaire arrêtée , ce mariage du baron et de la gentille Isabelle ? — Je ne sais rien de cela , monsieur. — Tu n'en sais rien ? A d'autres ! Tu gardes le silence, parce que tu déplores la sottise que médite ta maitresse ; mais les cloches du village la sonnent déjà à pleines volées. On crie sur les toits qu'elle opprime sa fille, qu'elle lui fait violence, et tout cela par intérêt. D'où lui est venue la folle idée de s'apparenter avec des marquis et des princesses? d'où, je te le demande? Est-ce que dans toute sa famille on n'a pas toujours été, de père en fils, de bons paysans? Que cherche- t-elle donc de plus? Que signifient ces prétentions ? Ne vaut-il pas mieux marier Isabelle à un homme de sa sphère, qui puisse lui assurer un sort honorable, à un honnête homme enfin, car l'honneur vaut mille fois toutes les grandeurs, plutôt que de la livrer à un fripon que personne à lUescas ne connaît, qui sort on ne sait d'où, sans qu'il soit possible de deviner où il va, ni où il en veut venir ? un galopin ! Cela un baron , cela ? Oui , comme moi je suis une abbesse. Un déguenillé, qui amve ici sans

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