DON PÈDRK, LA TANTE MONIQUE, ISABELLE
LA TANTE MONIQUE
Voye:&-vous cela! tous les deux en conférence. Sur quelles grandes affaires ont-ils donc à délibérer? (À inbene.) Ne t'ai-je pas dit cent fois de ne pas sortir de ta chambre ?
ISABELLE
Je venais ici pour. . .
LA TANTE MONIQUE
Tu sais bien que toutes ces conversations ne me plaisent sous aucun rapport.
ISABELLE
Ma mère, mais...
â9i LE BARON.
^ LA TaNTK MONIQUE.
Laisse-nous. (A don rêdce.) C'est vous qui lui montez la lé(« , et qui me la perdez !
(Isabelle sort.)
DON PÈDRE
Moi ! y pensez-vous , Monique ?
LA TANTE MONIQUE
Oui, vous en personne. Qu'étiez-vous àluidire là?
DON PÈDRE
Qu'il fallait de la patience avec sa mère.
Vous venez ici pour l'inquiéter, pour lui trottbier la cervelle, et lui prêcher la désobéissance envers moi.
DON PÈDRE
Pas le moins du monde. Je me suis rendu chez vous, parce que déjà dans tout le. village on répète que vous la mariez avec le baron. Et piiis on vient s'adresser à moi , qui ne sais rien ; et vous ne voulez pas que ce rôle devienne embarrassant? Ma foi , je trouve la dose un peu forte ! Comment ! on ne jase d'autre chose dans les boutiques, chez l'apothicaire , sur la grande place et dans la maison du limonadier ; et avec moi , avec l'oncle, on n'ouvre seulement pas la bouche sur ce mariage d'arlequin !
LA TANTE MONIQUE
Vous serez insiruit en temps et lieu; et ceux qui passent leur vie à déblatérer contre les gens verront alors s'ils sont tombés juste , ou s'ils ont saut^ . trop loin.