ACTE II, SGËNË Vlll
LA TABiTC MONIQUE.
0 la canaille !
LE BAIÛH.
Qui fait gras le vendredi ?
LA TANTE MONIQUE
U le manant !
LE BAION.
. Aussi depuis longtemps nous cherchons à lui souf- * flerle gâteau. Mou oncle est en plein dans la conspiration, et prêt à tout affronter. Il s'agit de le marier ; et si la fiancée se charge de lui procurer en deux ou trois années deux ou trois hambins, cela suffira.. On ne lui en demandera pas davantage^ et Ton dira à l'autre : Va-fen voir s'ils viennent , Jean I Ainsi , c'est à vous de juger...
LA TANTE MONIQUE
A la vérité, monseigneur, j'étais fort éloignée de penser à ces choses-là. Mais , dès qu'il est question de vous rendre service, vous pouvez disposer de moi comme d'une esclave, et tout ce qui sera en mon pouvoir...
LE BARON
Très-bien.
LA TANTE MONIQUE
C'est que je suis toute troublée, monseigneur ! Vraiment , ma pauvre tête. . .
A l'instant même je vais écrire ce qui se passe an prince votre futur époux, qui atteod avec la plus grande anxiété votre décision.
3iO LE BAR(W.
LA TANTE MONIQUE
Offrez- lui mille amitiés de ma pari...
LE BARON
Je m'empresserai. . .
LA TAMTE MONIQUE.
Diles-lui que ma reconnaissanGe est sans boraes.
LE BAROp.
Je n'y manquerai pas. Maintenant je vaism'occuper de mes lettres. Veillez, je vous le demande en grâce, à oe que personne ne vienne me déranger là-haut, et surtout qu'on ne fasse pas le plus léger bruit.
LA TANTE MONIQUE
J'y veillerai...
LE BARON
Dès que j'aurai scellé mon courrier, je me mettrai au lit.
LA TANTE MONIQUE
Sans souper?
LE BARON
Je n*en ai pas le moindre désir; j'ai bien diné.
Mais vous prendrez toujours un potage ?
LE BARON
Non, rien, absolument rien.
LA TANTE MONIQUE
Pas même un petit œuf en chanise ?
LE BARON
Non , non , merci ! Demain un exprès emportera ses lettres à Madrid , et aussitôt après son départ je