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SCENE XIII

FERMINA, LA TANTE MONrQUE.

LA TANTE MONIQUE , en dehors.

Est-elle sourde cette fille qu'elle me laisse crier

comme une possédée ! (Elle entre, tenant à la main une lu-

3iO LE BARON.

mière qu'elle pose sur la Uble.) OÙ étais-tU (lonc ? Répon-

(Iras-tu ?

FERMINA.

J'étais ici à plier vos robes.

LA TANTE MONIQUE

Eh bien , finis vite, et apporte-nous à soui)er.

FERMINA.

Neuf heures déjà?

LA TANTE MONIQUE

Elles vont sonner avant peu.

FERMINA.

Mais ne faut-il pas faire la soupe au lait (ramandes?

LA TANTE MONIQUE

Non , car monsieur le baron ne descend point. Il esta écrire, et lorsqu'il aura fermé ses lettres, il désire se coucher.

FERMINA.

Voilà qui est étrange ! Se coucher sans souper, ce n'est guère son habitude.

LA TANTE MONIQUE

Tu sauras que demain matin , au coup de cinq heures ) il doit quitter la maison. Tiens-lui tout préparé, le beurre, les petits pains, le chocolat, Teau d'orange , enfin tout ce qu'il a coutume de prendre. Est-ce entendu?

FERMINA.

Oui, madame.

LA TANTE MONIQUE

Tu laisseras ta fenêtre enlr'ouverle; car lors-

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