‹ Les ComédiesChapitre 207 sur 405 · ACTE II , SCÈNE XHI · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈNE XHI

qu'une fois tu es sous les couvertures et en pleine obscurité, tu dors comme une vraie marmotte.

FERMlNAi

Âh çà ! c'est donc bien positif que monsieur le baron s'en va? Mais alors il ferait beaucoup mieux d'emporter une omelette au jambon dans un pain , ou quelques tranches de...

LA TANTE MONIQUE

Il ne sort pas du village.

Oh! tant pis. Comme çà, il reviendra donc?

LA TANTE MONIQUE

Non; il nous quitte, il abandonne notre demeure , pour n'y plus reparaître.

PERMINA.

Bon voyage! Mais c'est drôle tout de même...

LA TANTE MONIQUE

Tes questions m'ennuient, à la fin. Range vite ces vêtements, sers le souper, et laisse- moi tranquille.

(Un chien aboie dans le lointain.) Mais qu'est cela?

FERMINA.

C'est Turc qui aboie.

LA TANTE MONIQUE

Vous verrez que ce butor de Pascal...! En vérité y c'est à en devenir folle avec ces domestiques ! Ne lui ai-je pas recommandé de me le tenir renfermé dans récurie? Ce chien-là s'emporte pour une mouche.

(Nouveaux aboiements.]

322 LE BARON

rERMIMA.

C'est qu'il aboie ferme. Ah çk! y aurait-il du monde dans la cour ?

LA TANTE MONIQUE

Si monsieur le baron était endormi , il n'en aurait pas fallu davantage... Regarde : quelqu'un marche dans l'escalier?...

FERMINA.

Qui va là?

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