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ACTE II , SCÈNE XV. 3i

LÀ TANTB MONIQUE.

Quelque dispute dont , à la fin , il ne sortira rien du tout. Allons voir !

(Coups frappés à la porte.) PASCAL.

Ah ! mon Pieu !

ISABBLLE.

Mais ils vont enfoncer la porte !

LA TAMTB MONIQUE , à Pascal.

Prends cette hiinière et vois ce que Ton veut.

PASCAL

Faudra-t-il ouvrir?

LA TANTE MONIQUE

Si tu ne reconnais pas les tapageurs , non ! . . Fennina, descends avec lui.

(Fermina prend une des lumières pour sortir avec Pascsal ; les coups redoublent à la porte.)

PASCAL

Mes cheveux se dressent ! Fermina , ne me quitte point. C'est cela , les deux ensemble !

FERMINA.

Sont-ils impatients?... Mon Dieu, on y va!

(Fermina et Pascal sortent.) LA TANTE MONIQUE.

C'est comme un fait exprès ! Justement ce soir il me charge de ne laisser monter personne , afin de n'être ni distrait ni incommodé pendant qu'il écrit ses lettres. Il lui faut du repos pour pouvoir se lever de grand matin. Et voilà qu'on crie, qu'on aboie, qu'on va et vient, qu'on tire, qu'on frappe à la porte , qu'on fait un vacarme infernal ! Une légion

326 LE BARON

de diables se serait déchaînée sur le village , qu^ils n*auraient pas célébré un plus beau sabbat !

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