‹ Les ComédiesChapitre 226 sur 405 · ACTE I,. SCENE H · texte numérisé non relu

ACTE I,. SCENE H

feiiBons la bouche, aussitôt vous criez à Tlroquois! si nous l'ouvrons. . .

DON LCIS.

Faute de savoir rencontrer un juste milieu, il n'est pas étonnant que, dans ces deux situations extrêmes, tu aies Tair d'un sot. Mais te voilà tout occupé à lancer un trait spirituel : bon ! tu accouches d'une niaiserie , et sans retard la mine des assistants prouve l'échec que ton esprit vient de subir. Pourquoi vite alors recommencer la même scène? pourquoi chercher à accaparer tout l'auditoire? EJstce parce que tu ne réfléchis jamais sur la première syllabe de ce que tu lui décoches dans les oreilles? Grand Dieu ! dire qu'il y a tant d'écoles et de professeurs pour leur inculquer le talent de parler, et personne pour leur apprendre l'art de se taire !

( n va pour sortir, et se ravise.) DON CLAUDE, à part.

S'il me met sur la sellette plus longtemps, il peut être certain que je lui répondrai par quatre mots un peu vifs.

DON LUIS

Écoute! Je vais me rendre dans mon cabinet, où je veux écrire. Si tu restes à la maison , je te prierai en grâce de ne pas aller t'abattre sur cette chambre du coin fraîchement blanchie, pour y répéter le programme de ton concert infernal. Car, outre que la voix est loin d'être une voix de rossignol, tu ne sais pas Tarrêter, fu déranges tout le monde, cl tu

poussées des hurlements si formidables que le voisinage même s'en plaint.

(Il tort)

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