‹ Les ComédiesChapitre 228 sur 405 · PÉR1C · texte numérisé non relu

PÉR1C

A moi? Pas même la valeur d'une pièce de quatre réaux. Il m'a signifié que je n'étais pas à son service, que c'était à vous qu'il fallait présenter le compte , et que vous deviez me payer sans faute, à la minute , et en belles espèces.

DON CLAUDE

C'est admirablement parlé; mais je ne possède pas un maravédis.

PÉRICO.

Je voudrais bien voir cela! Est-ce que par hasard, dans les trois semaines et trois jours que je me suis absenté... ?

DON CLAUDE

Oui, mon pauvre ami. Que veux-tu? Le diable vous tente, on l'écoute...

PÉRICO.

Et quel plus rusé diable qu'une tête légère , n'estce pas?

DON CLAUDE

Je confesse que j'ai dépensé , pour l'achat d'une foule de brimborions, un total assez rondelet. Mais c'est le désastre d'hier soir. . .

PÉRICO.

Quel désastre ?

DON CLAUDE

Oh! une modeste collation S ici près, dans la maison du Gaucher.

Ne vous gênez plus !

DON CLAUDE

Que devais-je faire enfin ? 11 y avait là Catinette et cette autre jeune brunette. . .

PÉRICO.

La Virtudès ?

DON (XAUDE.

Précisément. Elles étaient avec moi et le fils de la grande Frisée.

PÉRICO.

Allez toujours , monsieur !

DON CLAUDE

Âh! cette Catherine, quel beau brin de fille, mon garçon !

PÉRICO.

Passons les détails.

DON CLAUDE

Nous étions donc à collationner, lorsque, pour égayer la fête , un sergent de la milice, veuf de la moitié d'une oreille , paraît sur l'horizon , et , sans plus de préambule... A propos, sais- tu de qui c'était le cousin ? De la Meunière.

PÉRICO.

Connu !

* Mfrknda; petite collation entre le diner et le soaper.

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