‹ Les ComédiesChapitre 243 sur 405 · ACTE ï, SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

ACTE ï, SCÈNE VIL

factiou , et je lui jetai un simple regard ; pas davantage !

LUCIE

I^ plus amusant de cette afTaire, si elle arrive à bon terme , ce sera de voir la mine que feront nos vieux.

DON A CLARA

Que pourront-ils tenter <^ quand ils le sauront? Principe général : Je passe avant tout , moi !

LUCIB.

Ne craignez-vous point le caractère emporté de votre père?

Mon père! Et pourquoi le craindrais- je?

LUCIE

Soyez sûre , mademoiselle , que si vous vous mariez, son courroux ne connaîtra pas de bornes. Vous avez su tellement fasciner le vieillard avec vos apparences de sainteté. . . !

DONA CLARA

Ma mignonne, en ce monde, qui ne trompe ,' point ne réussit point ; et aujourd'hui , plus que jamais, il est nécessaire d'employer la ruse et l'astuce. Feindre, toujours feindre!... Si mon père compte hériter de moi, s'il pense, après m'avoir tenue comme une misérable , comme une esclave , pouvoir encore qi'enterrer vivante, oh! tant pis pour lui! il h'aura que ce qu'il mérite. Je suis lasse de souffrir. Il est temps de briser mes chaînes , de savourer la vengeancp, de vivre enfin!

374 LA FAUSSE DÉVOTK.

LUCIB , regardant à rintérieur.

Mademoiselle. . . voici votre cousine !

DONA CLARA

Eloigne^toi^ Lucie! J'ai prévenu Inès que je voulais causer seule avec elle; et quant à ce beau fac^ tionnaire de là-bas, dis lui vite que j'ai... que j'ai mal à là tête !

(Lucie sort.)

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