DON MARTIN, PÉRICO, DONA CLARA
DONA INÈS
(Périoo est déguisé d'une façon buriesque. Il porte un habit, un manchon et une canne. l\ a un emplAtre sur Toeil ; il boite , et il parle du nez.)
DON KARTIN, faisant |ia88er devant lui Péfice.
Entrez, monsieur... Mesdemoiselles!...
(Dona Clara et dona Inès sortent.) PÉRICO.
Par ainsi) nous disions que voilà cette missive.
(Il remet la lettre qu'il a soustraite à Toncle Juan.) DON MARTIN.
Vous excusez?
Kait«s, monsieur.
( Pendant que don Martin lit, Périco se pronirne, et s'essuie le front avec son mouchoir.'
DON MARTIN
0 mon Dieu !
PÉRICO.
Qu'est-ce qui vous prend ?
DON MARTIN
Ainsi , ce pauvre Lorenzo. . . !
PÉRICO.
Hélas! mon cher monsieur, qui l'eût cru? Voilà près d'une douzaine d'années que je n'avais pas eu occasion d'admirer son visage, et crac! il s'apprête à mourir. C'est un rude coup, allez! Mais je dois vous prévenir cependant que je possède encore un autre frère.
DON MARTIN
Ah ! vous êtes son frère ?
PÉRICO.
Il n'y a qu'un mois entre nous deux. Mon nom, monsieur, est don Sempronio de Hinestrosa ; celui de mon épouse , dona Maria Godinez Ribadeneira. Quant à mes filles, la plus replète s'appelle dona Térésa;... la plus jeune, dona Guiomar. Toutes les deux, conséquemment , sont nièces du défiinl.
Il est donc déjà mort?
PÉRICO.
Pas tout à fait, mais on le suppose bien mal... S'il vous plaisait de me gratifier do ce que vous chante l'épître!