‹ Les ComédiesChapitre 248 sur 405 · DON MARTIN, PÉRICO, DONA CLARA · texte numérisé non relu

DON MARTIN, PÉRICO, DONA CLARA

DONA INÈS

(Périoo est déguisé d'une façon buriesque. Il porte un habit, un manchon et une canne. l\ a un emplAtre sur Toeil ; il boite , et il parle du nez.)

DON KARTIN, faisant |ia88er devant lui Péfice.

Entrez, monsieur... Mesdemoiselles!...

(Dona Clara et dona Inès sortent.) PÉRICO.

Par ainsi) nous disions que voilà cette missive.

(Il remet la lettre qu'il a soustraite à Toncle Juan.) DON MARTIN.

Vous excusez?

Kait«s, monsieur.

( Pendant que don Martin lit, Périco se pronirne, et s'essuie le front avec son mouchoir.'

DON MARTIN

0 mon Dieu !

PÉRICO.

Qu'est-ce qui vous prend ?

DON MARTIN

Ainsi , ce pauvre Lorenzo. . . !

PÉRICO.

Hélas! mon cher monsieur, qui l'eût cru? Voilà près d'une douzaine d'années que je n'avais pas eu occasion d'admirer son visage, et crac! il s'apprête à mourir. C'est un rude coup, allez! Mais je dois vous prévenir cependant que je possède encore un autre frère.

DON MARTIN

Ah ! vous êtes son frère ?

PÉRICO.

Il n'y a qu'un mois entre nous deux. Mon nom, monsieur, est don Sempronio de Hinestrosa ; celui de mon épouse , dona Maria Godinez Ribadeneira. Quant à mes filles, la plus replète s'appelle dona Térésa;... la plus jeune, dona Guiomar. Toutes les deux, conséquemment , sont nièces du défiinl.

Il est donc déjà mort?

PÉRICO.

Pas tout à fait, mais on le suppose bien mal... S'il vous plaisait de me gratifier do ce que vous chante l'épître!

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