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ACTE I, SCÈNE Xf. 38o

DON MARTIN

Ah ! les têtes folies sont, trop éloignées d'une pareille vocation.

PÉRICO.

Oui, je sais bien que la petite n'est pas facile à manier parfois : mais son père devrait aussi. . .

DON MARTIN

Son père ! Tenez , nous sommes dans une guerre continuelle à ce sujet.

PÉRICO, comptant.

Quarante-huit, quarante-neuf, cinquante. C'est

parfait ! (il met le rouleaa dans sa poche. } Oh ! d'abord ,

en ce qui touche don Luis, il est loin d'avoir cette sagesse, ce discernement, ce... (Se retirant.) Mon cher monsieur, vous permettez.,.?

DON MARTIN

Veuillez présenter à madame l'abbesse tous mes hommages, et croyez-moi votre serviteur.

PÉRICO.

Veuillez , monsieur, disposer du matin au soir de don Sempronio de Hinestrosa.

DON MARTIN

Ce me serait une satisfaction réelle , si notre malade pouvait l'échapper .

PÉRICO.

Voyez-vous , le malheureux est têtu en diable ; et s'il se met dans la tête de ne pas en revenir, il y passera, rien que par entêtement.

DON MARTIN

Le pauvre garçon !

PÉRICO .

Oui , il esi à plaindre.

DON MAariN.

Souffrez, monsieur. . . !

( U veut raccompagner; Périoo 8*y oftpow.) PÉRICO.

Non , ce serait abuser. . .

DON MARTIN

Seulement jusqu a la porte.

PÉRICO.

Vous ferez tant, que je ne bougerai pas d'ici.

DON MARTIN

Alors je n'insiste plus , et vous dis adieu !

(Il fiort par la gaache.) PÉRICO.

Eh bien! avons-nous lieu d'être content? La demoiselle est déjà folle de nous , le vieux a lâché les écus, don Claude remonte sur l'eau, et moi je tiens là de quoi me garantir mes gages. 0 Fortune, ma mie, tâche de ne point te changer, de bonne petite mère, en vilaine marâtre !

( Il sort par la droite.)

FIN DU PREMIER ACTE

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