ACTE II
SGÈPŒ PREMIÈRE.
DONA CLARA, LUCIE, pais DON CLAUDE.
( Let fooètreB sont fermées à volets. — L^obscnrité regnesnr le thé&tre. — Dona Clara et Lucie s'avancent vers la porte de la chambre de don Qaude.)
DONA CLARA
Marche tout doucement , Lucie. II s'agit d*abord (te ne pas réveiller la maison.
LUGIB.
Je tremble qu'on ne vienne nous prendre sur le fait.
DONA CLARA
Chut!
LDGIB.
C'est à peine si j'ose respirer.
DONA CLARA
Regarde si don Claude nous attend.
LUCIE
J'y vais, mademoiselle. (A part.) Dieu! si le papa survenait au milieu de celte belle équipée, et trouvait sa fille!... ce serait magnifique ! ( Appelant. } Don aaude !
DON CLAUDE , ouvrant sa porte.
Qui esf là?
LUCIE
Sortez donc !
Je te suis... Mais je me sens une peur affreuse.
LUCIE
Allons, soyez ferme. Nous nous exposons à bien d'autres périls , mademoiselle et moi ! D'ailleurs , monsieur, vous êtes un homme de ressources, vous ! Et qu'est-ce que cela peut vous faire , de recevoir une trentaine de coups de bâton de plus ou de moins? Voici ma maîtresse !
• (Don Claude sort de sa chambre. )
DON A CLARA
Seigneur don Claude !
DON CLAUDE
Dona Clara, que de reconnaissance...! Croyez que je m'estime heureux , trop heureux. . . !
DONA CLARA , à Lucie.
Veille avec soin , pour qu'on ne nous surprenne pas. Faute de précaution , tout serait perdu. (Lucie s'éloigne.) Cet espiègle de Périco m'a instruit de vos sentiments , don Claude ; et je viens moi^néme savoir de votre bouche si ses assurances doivent être prises au sérieux. Car mon étonnement ne saurait se décrire , à voir ainsi un honune.. . un jeune cavalier de mérite, changer d'inclination presque au gré des vents. Ma cousine... en quoi a-t-elle donc pu