SCÈNE PREMIÈRE
PÉRICO, puis DONA CLARA.
PÉRICO.
Aïe! je suis rendu!... (U s'assied.) Ces maudites ruelles ! plus escarpées , plus tortueuses , plus étroi* tes les unes que les autres ! Dieu ! quel métier que celui de servir un fou! Mais, comme ils le disent à Ocana, qui s'y frotte s'y pique ! (Se levant. ) Oh ! mademoiselle ! . . .
DONA GLABA.
C'est ici qu'on te trouve?
PÉRICO.
Vous me voyez, mademoiselle, à la recherche de mon maître. Il m'a dit...
DONA CLARA
Don Claude n'est point à la maison.
PÉRIGO.
II m'a pourtant dit de venir ici à toutes jambes, parce qu'il m'attendait pour. . .
DONA CLARA
Je te répète qu'il n'est pas rentré.
PÉRICO.
Alors courons après Iih !
Un moment, Périco! Dans quelle situation se trouvent nos affaires? Qu'est-il résulté de vos démarches ?
PÉRlCO.
Hélas! ma chère demoiselle, don Luis dérange toutes nos combinaisons.
DONA CLARA
Ne t'inquiète point de cela.
PÉRICO.
Hélas ! ma chère demoiselle, mon maître patauge à chaque pas, et s'embourbe de plus en plus... Nous avons battu la ville entière et la banlieue, afin de dénicher un certain don Lucas, excellent ami, charmant garçon, homme de bien s'il en existe, et qui, pour manigancer un Conjungo (hwdestin , n'a pas son pareil dans toutes les Espagnes. Après s'être fait exposer la chose, l'oracle a prononcé; et il faut convenir qu'il eiVt été difficile d'émettre un meilleur conseil.
DONA CLARA
Tiens ! de mon côté il m'arrivc aussi un trait de lumière. Oui , ce sera parfait ! Une promesse par écrit ! . . .
PÉRICO.
Vous V êtes !