MU5Ï0Z
Je connais mon métier.
DON ROQVE.
Muûoz, à quoi bon ces demi-mots? et que signifie ce mystère?
MU5iOZ.
Je vais vous le dire, monsieur, et je vous le dirai clairement et vivement. C'est que je n'ai pas envie, moi, de faire le ftiret, et d'aller semer des histoires entre mari et femme, sachant sur le bout du doigt ce que l'on gagne à ce mic-mac. . . Voici d'abord le mari pourpre de fureur ; il fait un vacarme d'enfer contre son épouse ; puis, voulant tirer au net ses soupçons, il charge son valet d'épier les paroles et les pensées de la dame. Fort bien! L'autre observe, écoute, rapporte ce qu'il voit, et monte une brouille de tous les diables. Arrivent les disputes, les pleurs, les emportements, les cris et les jurons. La femme reconnaît alors (il n'est pas nécessaire pour cela d'être un aigle) que toute cette tempête a été soufflée par ce cafard de domestique. Elle vous glisse son petit mensonge; et le mari, écumant de rage, se retourne contre l'espion, l'accable d'injures, et le jette a la porte. Bonsoir! D'un seul coup, mon gaillard perd sa place. Et avec cela que les femmes ont besoin de leçons pour exécuter le tour de main de Qiaitre! Entendez-vous le mari? Il grince des dents. Et qu'en sortira-t-il ? Rien du tout. Ah! voici madame. 11 se démène comme un possédé; bon! Aussitôt en avant les cajoleries , la pâmoison , les petites larmes , les petits m'amours, et. . . que sais-je encore? Bref, en une seconde elle renverse tout l'échafau-