SCÈNE PREMIÈRE
DON ROQUE, MUNOZ
DON ROQUE
Munoz !
MU5Ï0Z (il répond du dedans).
Monsieur !
DON ROQUE
Viens ici !
MC5Ï0Z (entrant).
Observez qu'il n'y aur^ plus personne pour garder la porte et le ve^ibule.
DON ROQUE
N'as-tu point poussé contre le guichet * les barres de fer et le petit verrou?
■ PosUgo, porte à un «eul battant, pratiquée dans une autre porte plufi grande.
Mu5ioz.
C'est fait, monsieur.
DON ROQLE.
Alors il n'y a pas sujet de s'inquiéter tant que nous sommes à portée de vue; et si Bigotillos aboie, à l'instant même tu descendras.
Mu5oz.
Mais dans quelle intention m'avez vous donné Tordre de monter?
DON ROQUE
C'est pour te communiquer .une nouvelle trèsgrave. Serre ton chapelet, et écoute-moi.
MU^OZ
Je le serre, et j'écoute.
DON ROQUE
Il serait superflu de te rappeler ici , car tu ne dois pas l'oublier, l'estime et la considération que tu as gagnées sous mon toit. Munoz, voilà seize ans et demi , un trimestre et quinze jours , que tu manges mon pain ! Dans un service de si ancienne date. . .
Mu5ioz.
Eh bien , je l'ai mangé votre pain ! et après ?
DON ROQCE.
Je dis que cela seul doit exciter ta reconnaissance, et, lorsque je m'adresse à ton dévouement...
MVAOZ.
Venons au fait.
DON ROQUE
Le voici. Apprends donc, Muâoz, que l'auteur