‹ Les ComédiesChapitre 3 sur 405 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

DON ROQUE, MUNOZ

DON ROQUE

Munoz !

MU5Ï0Z (il répond du dedans).

Monsieur !

DON ROQUE

Viens ici !

MC5Ï0Z (entrant).

Observez qu'il n'y aur^ plus personne pour garder la porte et le ve^ibule.

DON ROQUE

N'as-tu point poussé contre le guichet * les barres de fer et le petit verrou?

■ PosUgo, porte à un «eul battant, pratiquée dans une autre porte plufi grande.

Mu5ioz.

C'est fait, monsieur.

DON ROQLE.

Alors il n'y a pas sujet de s'inquiéter tant que nous sommes à portée de vue; et si Bigotillos aboie, à l'instant même tu descendras.

Mu5oz.

Mais dans quelle intention m'avez vous donné Tordre de monter?

DON ROQUE

C'est pour te communiquer .une nouvelle trèsgrave. Serre ton chapelet, et écoute-moi.

MU^OZ

Je le serre, et j'écoute.

DON ROQUE

Il serait superflu de te rappeler ici , car tu ne dois pas l'oublier, l'estime et la considération que tu as gagnées sous mon toit. Munoz, voilà seize ans et demi , un trimestre et quinze jours , que tu manges mon pain ! Dans un service de si ancienne date. . .

Mu5ioz.

Eh bien , je l'ai mangé votre pain ! et après ?

DON ROQCE.

Je dis que cela seul doit exciter ta reconnaissance, et, lorsque je m'adresse à ton dévouement...

MVAOZ.

Venons au fait.

DON ROQUE

Le voici. Apprends donc, Muâoz, que l'auteur

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