ACTE 111, SCÈNE XllI
Us étaient attachés cependant avec une ficelle.
(Il veut se retirer dans la chambre de don Claude ; mais don Luis le saisit par \e. collet, et le ramène sur le devant d^i théâtre.)
DON LUIS
Attention d'abord ici !
PÉRICO.
Mais puisqu'il faut que je les trouve !
DON LUIS
Qu'est-ce que c'est qu'un certain don Sempronio, qui s'est dit envoyé par madame l'abbesse ?
PÉRICO.
Moi, monsieur... est-ce que je puis le savoir? Je l'ignore complètement.
DON LUIS
Ainsi , tu n'en sais rien ?
PÉRICO.
Absolument rien.
DON LUIS
Pourtant , drôle, si tu ne le confesses à l'instant même , je te fais pendre !
PÉRICO.
Pas davantage?
Veux-tu parler!
DON MARTIN
Allons, vite!
PÉRICO, à Tonde Juan.
Ah... fi! commissionnaire sans àme , m'enfoncer
de la sorte le poignard dans le sein ! Que Dieu te le pardonne !
DON LUIS
Marchons droit! Ce matin, quand monsieur s'est présenté, à quia-t-il confié le billet?
PÉRICO.
La question est magnifique ! Mais ne vous Va-t-ii pas déjà crié à tue-tête? A moi , monsieur!
DON MARTIN
Et quelle était cette autre caricature qui est venue empocher Targent?
PÉRICO.
C'était encore moi, monsieur.
DON MARTIN
Toi! avec cette patte endommagée?
PÉRICO.
Oui , monsieur, et avec cet empl^àtre et ce fameux habit.
Misérable ! jamais plus révoltante audace. . .
DON MARTIN
Voyons!. Et l'argent, qu'esl-il devenu?
DON LUIS
Qu'en as-tu fait?
PÉRICO.
( Est-ce que je m*en souviens?
l'ongle' JUAN.
Oh ! le gaillard n'en est pas à son apprentissage-
DON LUIS
Encore une fois, qu'en as- tu fait.?