‹ Les ComédiesChapitre 335 sur 405 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

RITA, puis DONA FRANCISCA.

RITA

Quel être dangereux cela fait! Mais... mon Dieu! mon Dieu ! don Félix ' ici ? Don Félix , un véritaWe amant; car, pour le coup, c'est clair comme le jour. Allez, on a beau dire, il y en a encore de bien gentils, de bien fidèles : et alors que voulez-vous que fasse une faible femme?. . . Il faut les aimer, c est sans remède; il faut se consumer pour eux. Mais quels seront les transports de ma maîtresse quand elle le verra, elle qui Taime d'un amour sans bornes!... I^ pauvrette! Ne serait-ce pas une pitié...? Mais la voici !

DONA FRAÏSCfSCA.

Hélas! Ri ta.

RITA

Hé quoi , mademoiselle, vous avez pleuré?

DONA FRANCISCA

N'ai-je donc pas raison de verser des larmes? Si tu entendais ma mère ! . . . Elle veut à toute force que je sois éprise de ce monsieur... Hélas! si elle savait ce que tu sais, elle ne me commanderait pas une chose impossible. S'obstiner à me répéter qu'il est si bon , qu'il est si riche , que je serai si heureuse avec lui!... Bref, elle a fini par se mettre si fort

' C*eftt le nom de guerre de don Carlo».

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