ACTE I, SCÈNE VIII
amené avec lui ses valets ^ ses amis ou ses parents, afin de parer avec leurs corps la première botte que lui poussera mon maître ?
RITA
Pour tout rempart^ il a un seul domestique.
CAL AMOCHA.
C'est moins que rien... Mais, par charité, recommande au cher particulier de faire son testament, car il est en fi;rand péril. Bonjonr!
BITA.
Ah çi\ ! reviendras-tu bientôt ?
calàmocha.
Dame, je suppose. Ces sortes d'afTaires demandent de la diligence, et, tout moulu que je suis, je cours instruire mon maître pour qu*il laisse là sa visite, qu'il vienne faire bonne garde autour de son objet, disposer l'enterrement de ce monsieur; enfin... Enfin, c'est bien là notre chambre, n'est-ce pas ?
RITA
Oui , la nAlre, à mademoiselle et à moi.,
CALAMOCHA.
Friponne !
niTA.
xMauvais sujet , adieu !
CALAMOCHA.
Adieu , monstre de femme !
( n entre avec les effets dans )a chambre de don Cargos ; puis il revient pour sortir par le fond.)
5t8 LE UUf UE8 JEUNHS FILLES.