‹ Les ComédiesChapitre 346 sur 405 · ACTE U, SGËNE IV · texte numérisé non relu

ACTE U, SGËNE IV

j*ai trop vécu , j'ai acquis trop d'expérience et trop de pénétration pour que tu parviennes à m*en faire accroire.

DOUA FRANGISCA, à part.

Ciel ! je suis perdue !

DONA IRÈME.

Voyez donc ! Sans plus s'inquiéter de sa mère que si la pauvre mère n'existait pas... Ah ! je te l'assure bien , quand même cette dernière occasion ne se serait pas présentée , de toutes les façons il eût été indispensable de te faire sortir du couvent. Oui, eussé-je dû partir seule et à pied , je t'aurais tirée de là ! Mais admirez le beau raisonnement de mademoiselle ! Parce qu'elle a vécu un peu de temps dans la société des religieuses , ne s'est-elle pas mis en tête qu'il fallait s'enterrer dans un cloître! Or peutrclle comprendre...? peut- elle juger si.,. ? Apprenez, Paquita, que dans n'importe quelle condition on est à même de servir Dieu ; mais complaire en tout à sa mère , être à la fois son soutien , son appui et la consolation de âes peines , voilà le premier devoir d'une fille obéissante ! Et si vous l'ignoriez, vous le saurez à présent!

DONA FRAMCISCA.

Oh! ma mère, ce que vous dites n'est que trop vrai; et jamais il ne m'est entré dans l'esprit de vous abandonner.

DONA IRÈNE

Oui, avec cela que je n'ai pas d'yeux...

Ui LE OUI DES JEUNES PILLES.

DOUA FRiLlfGISGA.

Je vous le jure, craye^-moî : Paquila ne voudra jamais se séparer de sa mère , ni lui donn^ le moindre chagrin,

DONA IRÈNB.

Réfléchis un peu : es-tu franche dans tes paroles ?

DONA FRAMCISCA.

Très -franche, ma mère; car je ne sais point mentir.

DONA IRÈNE

Eh bien alors, ma iille, tu as entendu mes observations ; tu as vu que! dommage ce serait pour toi-même et quel désespoir pour ta mère , si tu n'observais pas en tout point la conduite qu'il l<' sied de tenir... Maintenant, ne l'oublie plus!

DONA FRANCISCa, à pari .

Suis-je malheureuse !

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