SCÈNE VU- DON CARLOS, DON A FRANCISCA
DON CARLOS , entrant [>ar la porte du fond.
Paquita, étoile de ma vie!... me voici près de vous. . . Or çà , mon doux ange, cmument vous traite enfin le ciel ?
UONA FRANCISCA.
Soyez le bien venu, don Félix.
DON CARLOS
Hé quoi! si triste, mademoiselle?... Ne mérité-je donc pas d'être accueilli avec plus d'allégresse?
DONA FRANCISCA
Oh! vous le méritez; mais, hélas! les chosesqui viennent de se passeur ont jeté le trouble
n56 LE OUI DES JEUNES PILLES.
dans bml mon être. Vous avez appris... nul doute, vous devez le savoir... A peine vous avais-je envoyé mon message, qu'ils sont venus me chercher... Demain ils vont me traîner à Madrid. . . et enfin nui mère est ici même.
DON CABLOS.
Où cela?
DONA PRANCISCA.
Dans cette chambre.
DON CARLOS
Seule?
DON A PRANCISCA.
Hélas! non.
DON CARLOS
Je suppose alors que l'époux en expectative lui tient compagnie. Eh bien, tant mieux... (ns'approcbe
de la diainbie de dooa Irène, puis il se ravise. ) Mais, dites-fflOl ,
ce monsieur compose-tril toute sa société ?
DONA PRANGISCA«
11 n'y a personne autre; ils sont en tête à tête... Mais quels peuvent être vos projets ?
DON CARLOS
Ah ! si je n'écoutais que Tardeur de ma passion et ce que m'inspirent vos regards , je ferais un éclat terrible ! Mais nous avons du temps encore. €e cavalier doit être un homme loyal , et il serait injuste de punir par une insulte Tamour qu'il ressent pour une femme si digne d*êlre aimée! De plus, je ne suis pas connu de votre mère, et je ne puis. . . Allons 1 pour le moment , il faut rester