ACTE II, SCÈNE XI
DON (UHI.OS.
Mon oncle I . . .
(Uyeat Ipi baiser la main» mais don Dtègue le repouase avec oolêre.)
Arrière, monsieur!
DON CARLOS
Grâce !
DON DliGUE.
Arrière!... Je ne sais ce qui me retient... Que faites-vous ici ?
DON CARLOS
Mon Dieu , si vous vous fâchez , et sur ce ton encore...
Que faites-vous ici? m'entendez-vous ?
DON CARliOS.
Une fotalité m*a poussé en ces lieux.
Toujours il a un nouveau chagrin à vous donner, toujours! Mais voyons... Que disais -tu là? Sois franc 1 T'est -il survenu quelque événement fatal? Vite! Que s'est-il p^ssé? Par quel motif es-tu k Alcala?
GALAMOCHA.
Le motif, c'est qu'il vous est attaché, monsieur; c'est qu'il vous aime bien, allez! C'est qu'il...
A toi , on ne te demande rien. Pourquoi , Carlo^^
avoir ainsi abandonné Saragosse sans me prévenir ? Pourquoi mon aspect te fait-il trembler. . . ? Tu auras commis quelque folie; quelque terrible folie qui sera le coup de mort pour ton pauvre oncle.
DON CARLOS
Non, monsieur, jamais!,., car jamais je n'oublierai les principes d'honneur et de vraie sagesse que vous avez su graver dans mon âme.
Mais alors qu'est-ce qui t'amène en ces lieux? Est-ce un duel ? Sontrce des dettes? Est-ce une altercation avec tes chefs? Délivre-moi de cette inquiétude, Carlos, mon fils; délivre-moi de ce doute affreux !
CALAHOCHA.
Puisque je vous réponds, monsieur, que la seule cause c'est. . .
Je t'ai déjà dit de te taire ! Allons , Carlos , viens
par ici. (nrentralneàuneactrânitédathéàtre, etlttipaiieàToii
ba«e.) Voyons , parle enfin ! Qu'y a-t-il ?
Ohl mon oncle, une légèreté, un petit manque de soumission à votre égard. Me diriger ainsi sur Madrid sans avoir au préalable sollicité votre permission!... Mais croyez que je m'en repens amèrement, puisque ma vue subite vous a occasionné une si grande peine.