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ACTE n, SCÈNE Xf. .S7I

DON BIÈ6UB.

Et qu'y a-t-il encore ? .

DON CARLOS

Il n'y a pas autre chose.

0Olf DIÈGUE.

Mais quelle est, eh ce cas , cette fatalité dont iu te plaignais tout à l'heure?

DON GAHLOS.

Ce n'est rien... Simplement, cette rencontre ainsi à l'improviste dans cet hôtel... puis la pensée de vous avoir causé tant de douleur, lorsqu'au contraire j'espérais vous surprendre à Madrid, y passer quelques semaines auprès de vous, et m'en re* tourner à mon régiment , heureux de vous avoir embrassé...

DON DIÈGUfi.

Ainsi, c'est là tout?

DON CARLOS

Oui, mon oncle.

Prends garde ! . . .

DON CARLOS

Oh ! soyez tranquille. . . C'est pour cela que je suis venu, et uniquement pour cela.

Est-ce bien à moi que tu oses conter...? Comme si je ne savais pas à quoi m'en tenir sur c«s escapades! Non, monsieur!..- Qui donc peut permettre à un officier de déserter son poste quand

o7i LE OUI DES JEUNES PILLES.

l'idée lui en passe par la tête , et de quitter avec ce saus-gêue ses étendards?... Hélas! si de pareils exemples se répétaient souvent, adieu la discipline militaire ! Mais , allons donc ! c'est impossible !

DON CARLOS

Veuillez considérer, mon oncle , que nous sommes en pleine paix; que Saragosse n'exige pas ud service aussi rigoureux que d'autres places, où lit^ téralement on met la garnison sur les dents ; veuillez , enfin , admettre que mon excursion a été approuvée et ratifiée par mes supérieurs. Moi aussi je veux porter dignement mon épée, et, puisque je suis venu , c'est que j'avais la certitude que ma présence ne faisait faute à personne.

Un officier fait toujours faute à ses soldats. I^e roi l'enchaîne à son poste pour qu'il les instruise, les protège , et leur prêche d'exemple la subordi* nation , le courage et la vertu.

DON CARLOS

Il est vrai ; mais je vous ai exposé les raisons...

DON DIÈGPE.

Toutes vos raisons ne valent rien , monsieur! La belle envie qui vous a pris là d'aller voir votre oncle ! . . . Ce que désire votre oncle , c'est de ne pas vous avoir sous les yeux tous les huit jours, mais d'apprendre que vous devenez un homme de bon sens, et que vous remplissez vos devoirs : c'est là

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