‹ Les ComédiesChapitre 365 sur 405 · ACTE II, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XI

ce que je veux ! (U élève la voix et se promène avec agita-

Uon.) Oh! je vais prendre des mesures pour que de semblables étourderies ne se renouvellent pas encore une fois. El , pour commencer, faites-moi le plaisir de vous en retourner par on vous êtes venu.

DON CARLOS

Mon oncle, mais pourtant...

1H)N D1ÈGUE.

C'est sans réplique... Partez à Tinstant même! Non , vous ne coucherez pas à Alcala !

GiLL AMOCHA.

Pardon^ monsieur: mais les chevaux sont si peu en état de galoper ! ils ne peuvent pas remuer la patte.

t>ON DliGUE.

Eh bien ! qu'on m'expédie chevaux et bagages à l'auberge du faubourg. (A don Carios.) Vous ne coucherez pas ici, vous dis-je! (A Caïamocha.) Allons! des jambes, drôle! vite en bas avec tous les effets. Payez votre écot, sellez vos bêtes, et en route!... Or çà , Simon , à l'œuvre aussi ! Combien as-tu

d'argent sur toi ?

SIMON

De quatre à six onces d'or, monsieur.

(11 tire quelques pièces d*or de sa bourse, et les remet à don Diègue.)

DON DliGUB.

Donne ; mon ami ! . . . Eh bien , seigneur Caïamocha , nous lambinons encore? Ne t'ai-je pas dit que

la besogue était pressée? Marche , au galop! Et toi , Simon , escorte le camarade , fais-le dépécher, et ne bouge d'en bas avant qu'ils aient tous deux tourné bride !

(Simon et GaiamodMi entrent dans la chambre de don Carkw.)

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