ACTE m, SOËNE L
fusse pas couché sur un lit de plumes , j'ai dormi ooiame un empereur.
DM MÈWK.
MauvHise oomparaison ! Dis plutôt, mon ami, q«e tu as ronflé comme un pauvre àMAe , libre d*argent, d'ambition, dediagrins et de remords.
SIMON
Au feit, vous parlez comme un livre, monsieur. Mais quelle heure peut-il être ?
IMNI IHÈ6IIC.
H n'y a qu'un moment, l'horloge de Saint-Juste a sonné, et si j'ai bien compté , c'était trois heures.
s WON.
Oh ! alors voilà nos cavaliers qui dévorent déjà l'espace, en faisant feu des quatre fers 1
BON DIÈGtE.
Oui , selon toute apparence , ils auront déjà les deux pieds dans l'étrier. Carlos m'a donné sa promesse, et j'espère qu'il la tiendra.
SIMON
Hélas ! monsieur, si vous aviez vu dans quelle douleur je l'ai laissé plongé! Quel désespoir!
DON mÈGUE.
Il le fallait, Simon.
SIMON
Oui, sans doute.
1K>N DIÈGUE
As-tu idée seulement d'une arrivée plus malencontreuse ?
SIMON
Oh! c*est certain... Sans votre permission, sans vous avertir , sans avoir aucun motif urgent à alléguer t Décidément il a eu grand tort. Mais il est bon d'ajouter qu'il possède tant de qualités généreuses, qu'on peut aisément lui pardonner cette boutade. Aussi je réponds... c'est-à-dire, il me semble que le chapitre des punitions doit être clos. Suis-je dans le vrai?
Tu me le demandes? Ah! tu me connais mal! J'ai dd recueillir tout mon courage pour lui ordonner de partir. Mais aussi dans quelles drconstances s'avisaitril de paraître ! Bref, je te garantis qu'au moment de son départ, j'avais le cœur tout
serré. (On entend retentir au. dehors trois eoups frappes dans la main ; puis, bientôt après, les sons d'one guitare suooédcot à oe si-
gnal.) Holà ! quelle musique est cela ?
SIMON
Je ne sais ; mais je suppose que ce sont des passants, quelques laboureurs. . .
Silence !
SIMON
Diable! voilà un concert en règle, à ce qu'il parait.
Oui , s'il est donné convenablement.
SIMON
Mais quel est donc l'infortuné Léandre qui vieot