SIMON, DON DIÈGUE
SIMON
Officier et soldat sont là, monsieur.
DON DliGUB.
Eh bien?...
A peine eus-je passé la porte, que de loin je vis nos deux cavaliers qui chevauchaient déjà sur la
ACrrE lU, SCÈNE X. 609
route. Bon ! je me mis à pousser quelques cris biert articulés, tout en multipliant des signes à 1 aide de mon mouchoir. On commanda halte ; et je ne fus pas plutôt arrivé auprès du jeune neveu avec l'ordre dont vous m'aviez chargé, qu'il tourna bride^ Il est en bas; mais je Tai engagé à ne pas monter sans que je l'avertisse , pour le cas où il y aurait eu du monde, et où vous ne voudriez point que notre officier fût aperçu.
DON DIÈGUEi
Et qu'a-t-il répondu à mon message?
SIMON
Pas un mot... Il a une mine de déterré, et il est inuet comme la tombe, je vous l'ai dit... Franchement, il m'a remué le cœur, le pauvre garçon !
DON DIÈGUÉ.
Allons! ne commence pas à intercéder pour lui.
SIMON
Moi, monsieur?
1)0N DlÈGUEt
Oui , toi , comme si je n'avais pas des oreilles. . . Te remuer le cœur ! Un drôle ! . . .
SIMON
Comme j'ignore son crime...
C'est un vaurien qui m'enverra dans l'autre monde... Je l'ai déjà répété que je ne voulais point d'avocats complaisants.
I>I0 LE OUI DES JEl'NES FILLES.
C'ert bien , monâ^ir.
Et à présent qu'il monte !
( Simon sorf ; (f on Diëgue s'astied, et reste un moment à ronni< renier «im encilttio» et »a eolere.)