‹ Les ComédiesChapitre 391 sur 405 · SIMON, DON DIÈGUE · texte numérisé non relu

SIMON, DON DIÈGUE

SIMON

Officier et soldat sont là, monsieur.

DON DliGUB.

Eh bien?...

A peine eus-je passé la porte, que de loin je vis nos deux cavaliers qui chevauchaient déjà sur la

ACrrE lU, SCÈNE X. 609

route. Bon ! je me mis à pousser quelques cris biert articulés, tout en multipliant des signes à 1 aide de mon mouchoir. On commanda halte ; et je ne fus pas plutôt arrivé auprès du jeune neveu avec l'ordre dont vous m'aviez chargé, qu'il tourna bride^ Il est en bas; mais je Tai engagé à ne pas monter sans que je l'avertisse , pour le cas où il y aurait eu du monde, et où vous ne voudriez point que notre officier fût aperçu.

DON DIÈGUEi

Et qu'a-t-il répondu à mon message?

SIMON

Pas un mot... Il a une mine de déterré, et il est inuet comme la tombe, je vous l'ai dit... Franchement, il m'a remué le cœur, le pauvre garçon !

DON DIÈGUÉ.

Allons! ne commence pas à intercéder pour lui.

SIMON

Moi, monsieur?

1)0N DlÈGUEt

Oui , toi , comme si je n'avais pas des oreilles. . . Te remuer le cœur ! Un drôle ! . . .

SIMON

Comme j'ignore son crime...

C'est un vaurien qui m'enverra dans l'autre monde... Je l'ai déjà répété que je ne voulais point d'avocats complaisants.

I>I0 LE OUI DES JEl'NES FILLES.

C'ert bien , monâ^ir.

Et à présent qu'il monte !

( Simon sorf ; (f on Diëgue s'astied, et reste un moment à ronni< renier «im encilttio» et »a eolere.)

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