ACTE m, SCÈNE Vlll. mi
air... enfin avec une sérénité convenable? Est-ce dit?
DONA FRANC I se A.
Mais vous , monsieur , vous connaissez trop bien le caractère de ma mère pour ignorer que, sans votre protection , mes yeux ne rencontreront nulle part de défenseur. Hélas ! qui donc aura pitié de mon infortune?
Votre vieil ami... moi, Paquita! Comment me serait-il possible de vous abandonner, chère petite , lorsque je vous vois dans une situation aussi déchirante ?
(H lui preme la main.) DONA FRANGISCA.
Quoi! VOUS daigneriez?...
DON DlkOUE.
Ah ! vous jugez mal mon cœur.
DONA FRANGISCA.
Non , je lui rends toute justice.
( Elle veut se jeter à ses genoux , don Dièguela retient. )
Que faites-vous, ma fille?
DONA FRANGISCA.
Je ne le sais moi-même. . . Mais combien peu est digne d'une telle générosité une femme qui se montre aussi ingrate envers vous ! Ai-je dit ingrate ? Oh ! non. Je ne suis que malheureuse, bien malheureuse, don Diègue!
DON DlteUB.
Oui , je vois que vous reconnaissez , autant qo*il est en vous , Famour que je vous porte. Et maintenant tout le reste a été... que sais-je? une erreur de ma part , pas autre diose. Mais vous, pauvre innocente , vous n'avez rien à vous reprocher.
DONA FRANCISCA
Venez-vous, monsieur ?
Pas encore, ma fille. Mais j'irai vous rejoindre dans quelques instants.
DONA FRANCISCA
Oh ! ne tardez point !
(EUe M dirige vers la chambre de dona Irène, reviest, et baise la main à don Diègue. )
Soyez tranquille.
(Dona Pruicilcaiort.)