ACTE m, SCEiNË XIII
loB. ) Allons, monsieur, venez, que votre belle-maman
vous embrasse ! ( Elle embrasse don Carlos. Dona Francisca se met aiuL genoux de sa mère , et lui baise la main. } Et toi , ma
fille , ma Francisquita , tu as eu bon goût , vive Dieu!... Voilà un garçon fait au tour... La peau un peu brune... mais il vous a un jeu de prunelles qui tient de la magie !
RITA
Bravo ! Vous faites bien de nous raconter tout cela , comme si la petite n'y avait pas pris garde ! \ Mademoiselle, un million de baisers.
(Dona Francisca et Rita s^embrassent.) DONA FKANCISCà.
Mais conçois-tu allégresse pareille ? Et toi , puisque tu m'aimes tant. . . Va , tu seras toujours , toujours à mes yeux une amie.
DON DIÈGUE , embrassant dona Francisca.
Paquita, ma belle fillette, reçois les tendres vœux de ton nouveau père... Désormais je ne crains plus cette affreuse solitude qui menaçait ma vieillesse !
Vous , mes chéris , (Prenant par la main don Carlos et dona
Francisca.) VOUS serez les délices de mon cœur ; et le premier fruit de votre union... oui, mes enfants, le premier... ohl vous aurez beau faire et beau dire, le premier sera pour moi ! Et lorsque je le tiendrai doucement bercé dans mes bras, je pourrai m'écrier : C'est à moi qu'il doit son existence cet innocent chérubin ; et si ses parents vivent, s'ils sont heureux , c'est à moi , à moi seul qu'ils le doivent!
DON CABLOS.
Soyez béni pour tant de bonté !
DON DliGCE.
Mes enfants, cest la bonté de Dieu qu il faut bénir!