‹ Les ComédiesChapitre 45 sur 405 · ACTE lï, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE lï, SCÈNE VI

dessous. Personne ne vient... En avant, mon &;arçon !

Par l*àme de ma grand'mère, quelle plus ^lupide idée!...

DON ROQUE

Afunoz^ assez de bavardages; finissons-en : ou le canapé, ou la porte; choisis !

Mais...

DON ROQUE

Va-t'en , et que de ma vie je ne te revoie plus. Disparais , marche !

MU5i0Z.

Mais je m'y glisse.

DON ROQUE

De ce côté !

MUftOZ.

Allons-y !

( n çonanmob à 9p glisser fons It canapé. )

DON ROQUE

Dès que tu seras bien dessous, tu t'étendras tout au long, et tu te mettras à ton aise.

Oui, parfaitement.

( Il 8e tord dans tous les sens. ) DON ROQUE.

Est-ce que tu n'y tiens pas ?

MUf<iOZ.

Je n'en sais rien.

DON ROQUE

Comment ?

MUAOZ.

Je vous le dirai quand j'y serai.

DON ROQUE

Il me semble qu'on vient.

MUAOZ.

En voilà bien d'une autre !

DON ROQUE

Mais marche donc , traînard !

MU^OZ

C'est ici que je te réclame , mon escopette ' !

( Ne pouvant parvenir à se cacher saffisamment, il cherche à sortir du canapé, et don Roque essaye de Vj aider en le tirant par les jambes. )

DON ROQUE

Ils viennent , ils viennent !

MUAOZ.

S'il m'est impossible soit d'avancer, soit de reculer, un bataillon ne m'en ôtera pas.

DON ROQUE

Mais tâche donc de sortir, voyons !

MUAOZ.

Tâchez, vous, de tirer encore plus fort !

DON ROQUE

C'est pour que tu sortes plus vite.

MU^OZ

Ouf! m'y voilà.

* Locution espagnole pour exprimer le fort du péril.

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