ACTE lï, SCÈNE VI
dessous. Personne ne vient... En avant, mon &;arçon !
Par l*àme de ma grand'mère, quelle plus ^lupide idée!...
DON ROQUE
Afunoz^ assez de bavardages; finissons-en : ou le canapé, ou la porte; choisis !
Mais...
DON ROQUE
Va-t'en , et que de ma vie je ne te revoie plus. Disparais , marche !
MU5i0Z.
Mais je m'y glisse.
DON ROQUE
De ce côté !
MUftOZ.
Allons-y !
( n çonanmob à 9p glisser fons It canapé. )
DON ROQUE
Dès que tu seras bien dessous, tu t'étendras tout au long, et tu te mettras à ton aise.
Oui, parfaitement.
( Il 8e tord dans tous les sens. ) DON ROQUE.
Est-ce que tu n'y tiens pas ?
MUf<iOZ.
Je n'en sais rien.
DON ROQUE
Comment ?
MUAOZ.
Je vous le dirai quand j'y serai.
DON ROQUE
Il me semble qu'on vient.
MUAOZ.
En voilà bien d'une autre !
DON ROQUE
Mais marche donc , traînard !
MU^OZ
C'est ici que je te réclame , mon escopette ' !
( Ne pouvant parvenir à se cacher saffisamment, il cherche à sortir du canapé, et don Roque essaye de Vj aider en le tirant par les jambes. )
DON ROQUE
Ils viennent , ils viennent !
MUAOZ.
S'il m'est impossible soit d'avancer, soit de reculer, un bataillon ne m'en ôtera pas.
DON ROQUE
Mais tâche donc de sortir, voyons !
MUAOZ.
Tâchez, vous, de tirer encore plus fort !
DON ROQUE
C'est pour que tu sortes plus vite.
MU^OZ
Ouf! m'y voilà.
* Locution espagnole pour exprimer le fort du péril.