ACTE lil, SCËNË IX
de ne pas demeurer une minute dans ma maison : car quel sens attacher à toute cette fantasmagorie de départe et de retours ? Tu lui feras comprendre qu'il rie doit plus jamais songer à te revoir de sa vie. Quant à moi, j*ignore, bien entendu, ce qui se passe : un rien cependant suffirait pour me faire tout connaître. . . Mais on sonne à la porte. (Coup de sonnette
du o6té droit. Don Roque place une chaise à la distance qu'il choint. Dona Isabelle refuse de s'asseoir. Don Roque la prend par les deux bras, et Toblige à tomber sur la chaise.) Âssieds- toi là ,
la chaise tournée vers ce côté.
DONA ISABELLE
Observez, je vous prie...
DON ROQUE
Pas d'objections inutiles.
DONA ISABELLE
Considérez, monsieur, ce que vous faites.
DON ROQUE
Ma petite Isabelle, prends garde à ce que je t'ai dit. Songes*y bien... Au moindre signe, à la moin* dre parole suspecte, malgré toute ma bonne volonté, je ne serai plus maître de moi ; et alors nous aurons réellement sujet de nous lamenter.
DONA ISABELLE
Mais le destin a donc juré ma perte ! Cette situa* tien est intolérable... impossible! Réfléchissez...
DON ROQUE
Vite, plaçona-nous. Le voilà déjà.
DONA ISABELLE
Êcoutez*moi, monsieur!
104 LE VIEILLAKD ET LA JEUNE FÏLLE.
Tu feras ce que je t'ai dit , et attention à toi !
(Après un geste de menace, il reprend ses effets et se retire dans son bureau , en laissant la porte légèrement êntr*ouverte, pour observer du dedans ce qui va se passer.)