‹ Les comètesChapitre 31 sur 122 · ORBITES DES C · texte numérisé non relu

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bable que la comète de Vico avait déjà été observée en 1 678. Voici ses conclusions à cet égard, conclusions écrites en i 847, avant l'époque fixée pour le premier retour de la comète de Vico :

« La comète de 1844 a pu, comme les autres, nous^enîr des régions les plus éloignées de l'espace, et être fixée parmi les planètes sous l'influence puissante de l'action de Jupiter* Sa venue remonte sans aucun doute à plusieurs siècles. Depuis cette époque, elle est passée bien souvent dans le voisinage de la Terre ; mais on ne l'a observée qu'une seule fois dans les siècles passés, 166 ans avant l'apparition de 1 844 (c'est l'apparition de 1 678 mentionnée plus haut)* Cette comète parcourra fort longtemps encore F orbite restreinte que nous lui voyons décrire aujourd'hui. Dans uu certain nombre de siècles toutefois, elle atteindra de nouveau l'orbite de Jupiter, dans une direction opposée à celle par laquelle elle a pu arriver dans le système planétaire : et son cours sera certainement encore une fois altéré. Peutêtre même Jupiter la rendra-t-il aux espaces auxquels il l'avait dérobée. »

A l'époque de sa plus grande visibilité, qui eut lieu en septembre, la comète de Vico fut pendant quelques jours perceptible à l'œil nu. Au télescope, elle ne présenta d'ailleurs aucune particularité remarquable : sa nébulosité, en forme d'éventail, avait un noyau circulaire assez bien défini; une queue assez courte et de teinte bleuâtre s'étendait à l'opposé du Soleil •

Parmi les comètes à courtes périodes, calculées mais non revenues, citons encore la comète de 1766, dont la révolution, selon Burckhardt, serait de cinq ans, et qui est peutêtre une apparition antérieure de la comète découverte par Pons en juin 1819. Cette dernière, selon Encke, aurait une

période de 5"", 6, l'orbite ayant été altérée dans Tintervalle par les perturbations planétaires. Vient ensuite la comète découverte le 26 juin 1 846 par Peters : sa révolution serait de 16 années^ mais elle n'a point été revue en 1862 et devra être encore recherchée en 1878. Enfin, en 1873, a été découverte à Marseille, par M. Stephan, une comète dont l'orbite elliptique aurait une période de 1850 jours, ou d'un peu plus (Je cinq années. C'est donc aussi dans le courant de 1 878 qu'il faudra chercher à revoir cette comète, qui serait ainsi la dixième comète périodique à retour constaté du système solaire, ou même la onzième, si la comète de Peters était également retrouvée.

Quatre autres comètes périodiques (nous retrouverons l'une d'elles plus loin, quand nous aurons à signaler la liaison qui existe entre les comètes et les étoiles filantes) doivent être aussi rangées parmi les comètes intérieures — on ne peut plus guère dire à courtes périodes — non encore revues. L'une est la comète I, 1866 de Tempel, qui eflTectue sa révolution dans une période de 33"*, 176 ou 33 ans et 64 jours. Elle est passée au périhélie le H janvier 1866, et par conséquent devra revenir au printemps de l'année 1899. Cette comète s'approche du Soleil à une distance un peu moindre que celle de la Terre ; mais, à son aphélie, elle va dépasser l'orbite d'Uranus. On considère les comètes de 868 et de 1366 comme des apparitions antérieures de la comète de 33 ans : elle serait donc revenue 29 fois au périhélie sans avoir été aperçue, depuis la première de ces dates, ayant ainsi effectué 30 révolutions entières autour du Soleil. Une seconde comète, qui est la première de l'année 1867, a aussi une période de plus de 33 années (33"'",62) ou de 33 ans et demi : elle va, à son aphélie, qui est égale à 19 fois 1/3 la distance du Soleil à la Terre, dépasser l'orbite d'Uranus, avec cette circonstance, qu'à son nœud descendant

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